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"Je ne crois pas à l'objectivité du journalisme"

Alors que tant de messages circulent sur les réseaux sociaux, à qui et à quoi devons-nous nous fier? Comment nous informer? Le journaliste et essayiste Bruno Patino offre des pistes et revient sur le juste rapport que nous pouvons entretenir avec les informations et le journalisme contemporain.

"Je ne crois pas à l'objectivité du journalisme"

Trop de messages, de discours et d'images. Trop de complexité, de catastrophes, de contradictions, de débats, d'interlocuteurs… Qui n'a jamais été tenté de tout débrancher et de s'enfuir loin, hors de portée de tout réseau, de la moindre information ? C'est à cette "fatigue informationnelle" que s'attache Bruno Patino, président de la chaîne Arte, et professeur associé à l'école de journalisme de Sciences Po Paris qu'il a longtemps dirigée.

Dans "La Civilisation du poisson rouge", un de ses précédents ouvrages (publié chez Grasset), Bruno Patino soulignait qu'un "monde riche en messages est un monde pauvre en attention disponible". Désormais, "tous les messages sont en concurrence pour capter notre attention à tout moment, de la journée, alors même que notre temps d'attention ne cesse de diminuer (8 secondes pour les poissons rouges, 9 pour nous)".

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