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Le procès de Dieu se tiendra ce samedi à la cathédrale de Bruxelles

Tsimtsoum, une joute théâtrale entre Dieu et un fidèle devenu athée sera jouée pour la première fois ce samedi à la cathédrale des Saints Michel et Gudule.

Bruxelles: Xavier Deprez, nouvel organiste de la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule. (JC Guillaume)
Intérieur de la cathédrale de Bruxelles où se jouera la pièce Tsimtsoum ce samedi 4 mars. © 2012 JC Guillaume

Si Dieu est tout-puissant, s'il est omniscient, s'il est absolument bon, comment peut-il permettre le mal ? Voilà une des plus grandes et graves questions qui traversent la théologie. Voici aussi le principal acte d'accusation qui sera adressé à Dieu ce samedi 4 mars à 20h en la cathédrale de Bruxelles.

Celle-ci accueille en effet ce soir-là une avant-première mondiale : la pièce Tsimtsoum de Jacques Sojcher. L'écrivain bruxellois a imaginé le face-à-face entre Jacques (joué par Bernard Crombey) et Dieu (Jean-Paul Comart). Le premier, juif et athée, et dont le père est mort à Auschwitz, rédige le procès de Dieu, incapable d'éviter le mal. Yahve, le Dieu juif, rend alors visite à son fidèle impie pour tenter de le ramener à la foi. "C'est un Dieu farceur, manipulateur, soucieux d'arriver à ses fins qui apparaît dans ma pièce", raconte Jacques Sojcher qui ne cache pas s'être inspiré des grands prophètes de la Torah qui n'ont jamais hésité à vertement dialoguer avec Dieu. "Je suis un athée mystique, poursuit l'auteur. Je ne crois pas en Dieu, mais je considère qu'il est le personnage le plus important de l'histoire de l'humanité, pour le meilleur et pour le pire. J'admire aussi les textes sacrés pour les messages d'amour qu'ils contiennent."

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