Christian Louboutin voit des escarpins partout mais ne s'embarrasse pas vraiment de la santé du pied des femmes
- Publié le 13-03-2020 à 12h38
- Mis à jour le 13-03-2020 à 14h05

La Une diffuse un portrait du célèbre créateur de chaussures. À 22 h 45.
Moi je voulais dessiner des souliers, je voulais qu'ils plaisent et que les femmes les portent. C'était mon ambition certaine et la seule." Force est de constater que Christian Louboutin a réussi son pari. La Une et Arte (dès 22h30) diffusent, ce soir, un portrait du créateur français. Une belle aubaine si vous souhaitez découvrir la personnalité de l'homme qui se cache derrière l'une des marques d'escarpins les plus célèbres au monde.
Un long voyage
Pour réaliser Sur les pas de Christian Louboutin , Olivier Garouste a interrogé diverses personnalités : la journaliste de France Culture Mathilde Serrell, le directeur du Musée des arts décoratifs de Paris, Olivier Gabet, des proches du créateur comme l'écrivain Éric Reinhardt, mais également quelques-uns de ses collaborateurs.
Il a surtout passé de longues heures en sa compagnie et a donc été "contraint" de parcourir plusieurs pays. Il l'a filmé à Bombay à l'occasion d'un défilé, en Italie lors d'une visite de son atelier, au Portugal dans sa magnifique demeure, à Paris sur son scooter…
Grâce à des images léchées, une bande-son électronique aux petits oignons et un montage parfois aussi dynamique qu'un clip de rap US, le réalisateur a aussi voyagé dans le temps pour essayer de comprendre d'où vient sa créativité.
Pour en saisir l'essence, il faut, par exemple, se replonger dans son enfance dans le 12e arrondissement de Paris près du Palais de la porte Dorée. Ce n'est donc pas un hasard de voir son œuvre aujourd'hui y être exposée.
Olivier Garouste rappelle, aussi, le rôle prépondérant de son mentor Roger Vivier, ses folles années au Palace, la boîte de nuit parisienne, une "représentation de la liberté" où "avec peu de choses on pouvait faire beaucoup d'effets".
Ses amitiés ont fortement compté comme celles qu'il a forgées avec Henri Seydoux et Bruno Chambelland. Ces derniers lui ont dit de foncer tête baissée lorsqu'il a eu l'opportunité d'acheter un petit magasin au bout de la galerie Véro-Dodat.
Hyperactif, un peu "control-freak", Christian Louboutin se compare à Obélix. Le lanceur de menhir voit des sangliers rôtis partout, Christian Louboutin fait la même chose avec les talons aiguille. Lorsqu'il voit son assistante se vernir les ongles, il lui emprunte son flacon pour en tirer sa célèbre semelle rouge. Christian Louboutin ne s'embarrasse, en revanche, pas vraiment de la santé du pied des femmes. "Si on prend comme motif, à la base, le confort, vous allez me faire des pantoufles et des Scholl."
