Icon payantArticle réservé aux abonnés

"J'ai voulu déshabiller l'agent pénitentiaire, pour aller à la rencontre de la singularité derrière l'uniforme"

Fruit d'une immersion au long cours, "Perpétuité" de Guillaume Poix nous plonge dans l'univers carcéral, aux côtés des surveillants. Le temps d'une nuit mouvementée, rencontre avec des êtres confrontés à l'inattendu.

prison
Avec "Perpétuité", Guillaume Poix a choisi de mettre le projecteur sur les gardiens de prison, un corps social invisibilisé. ©Martin Roche / Belga

Avec Perpétuité, un roman aussi haletant que profondément humain qui a figuré dans la première sélection du Goncourt, Guillaume Poix poursuit un cycle d'écriture consacré à la justice entamé au théâtre. Le temps d'une nuit, il nous plonge dans la mécanique d'une prison aux côtés de surveillants qui vont devoir affronter une série d'incidents éprouvants. Plutôt que de nous raconter les conditions de détention, il a choisi de mettre le projecteur sur un corps social invisibilisé en décrivant un moment de travail, souvent difficile, parfois exaltant, et d'une grande vitalité. On y découvre comment le surgissement de l'inattendu vient bousculer l'ordinaire d'une nuit carcérale où chacun des dix surveillants − pour mille détenus − va tenter d'affronter la situation du mieux qu'il peut, avec ce qu'il est.

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.
Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...