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Brooklyn la vénéneuse

William Boyle toujours aussi captivant dans un nouveau roman noir pétri d'humanité.

Brooklyn la vénéneuse
©Shutterstock

Brooklyn, ses familles d'ascendance italienne, ses truands : William Boyle (né en 1978) n'en a pas fini de plonger sa plume dans le quartier où il est né, pour le plus grand bonheur de ses lecteurs. Après le trépidant L'amitié est un cadeau à se faire, paru en français en 2020, il nous revient avec La cité des marges, roman choral qui s'appuie sur un savant dosage entre corruption et générosité, cruauté et amour.

À Brooklyn dans les années 1990, les flics "sont pourris d'un million de façons différentes. Leur code moral de jadis, ils le trahissent sans sourciller. C'est la culture du milieu". Ainsi évolue Donnie Parascandolo, flic corrompu qui monnaie sa protection et n'hésite pas accomplir de basses œuvres pour le compte de Big Time Tommy, le truand qui règne sur son quartier. Jusqu'à outrepasser ses ordres de mission : il prélève sa part sur les sommes qu'il récupère au nom de son sinistre patron, et l'avertissement qu'il est censé donner à Giuseppe Baldini, un joueur endetté, tourne au drame - ce dernier meurt noyé après avoir été balancé d'un pont. Cette mort qui a les traits d'un suicide laisse une famille inconsolable, et toujours redevable de la dette contractée.

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