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Ali Smith enchanteresse

C'est à un riche et vaste projet romanesque dédié aux saisons que s'est attelée la romancière britannique Ali Smith (Inverness, 1962) depuis 2016. Automne, le premier volume de cette tétralogie, vient d'être traduit en français, quand Spring et Winter sont déjà parus en Angleterre. Les éditions Grasset ont prévu de les publier prochainement.

C'est à un riche et vaste projet romanesque dédié aux saisons que s'est attelée la romancière britannique Ali Smith (Inverness, 1962) depuis 2016. Automne, le premier volume de cette tétralogie, vient d'être traduit en français, quand Spring et Winter sont déjà parus en Angleterre. Les éditions Grasset ont prévu de les publier prochainement.

L'automne, sa lumière rasante, ses brouillards enveloppants, son humidité menaçante, ses couleurs éclatantes. On peut voir s'animer cette saison en miroir, ou métaphore, de ce que vivent les protagonistes du roman. Ami d'enfance d'Elisabeth, Daniel Gluck n'est plus que l'ombre de lui-même. À 101 ans, celui qui a émerveillé, écouté, partagé son amour pour l'art avec l'adolescente qu'était alors Elisabeth dort désormais presque toute la journée. Ce qui n'empêche pas la jeune femme de lui rendre visite dans la maison de repos où il s'est installé. Patiemment, elle lui fait alors la lecture du Meilleur des mondes d'Aldous Huxley. La dystopie comme ultime ressource pour éclairer ce monde tel qu'il vient ?

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