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Les pépés traficoteurs

Pour la première fois, Juan Diaz Canales dessine son récit. Un coup de maître.

Gilles Milecan
Les pépés traficoteurs

Pour la première fois, Juan Diaz Canales dessine son récit. Un coup de maître."Un beau jour, tu te rends compte que la réalité a gagné la partie". Les pensées de Niceto se teintent de plus en plus souvent de gris. A quatre-vingt-trois ans, il a vécu bien des choses. Et pas seulement des marrantes. La guerre d'Espagne, la lutte contre le fascisme ont été ses combats. Il en a conservé une solide amitié avec les autres vieillards aux côtés desquels il a pris tous les risques au siècle passé. Le goût de la clandestinité aussi, de la discrétion, de l'illégalité quand il le faut. Oh, il ne fait rien de bien grave. Il traficote des objets volés. Un petit réseau sans envergure où ses vieux amis et lui trouvent de quoi jouer aux cartes dans le café du fils d'un des leurs. Rien de bien grave. Jusqu'à ce que…

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