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Gérard Depardieu, une grande carcasse fragile en ouverture de la Semaine de la Critique

Ce mercredi matin, alors que Juliette Binoche épatait dans Ouistreham d'Emmanuel Carrère en ouverture de la Quinzaine des Réalisateurs, Gérard Depardieu, tout aussi absent de la Croisette que sa consoeur, lançait la Semaine de la Critique dans un brillant auto-portrait dans Robuste de Constance Meyer.

Hubert Heyrendt, à Cannes
Gérard Depardieu, une grande carcasse fragile en ouverture de la Semaine de la Critique
©D.R.

Ce mercredi matin, La Semaine de la critique s'est ouverte avec Robuste, premier long métrage de la Française Constance Meyer mettant en scène un Gérard Depardieu plus vrai que nature dans un exercice d'autodérision drôle, poétique et émouvant.

La jeune réalisatrice avait déjà fait tourner la star pachydermique dans son court métrage Rhapsody en 2015. Depardieu y campait un sexagénaire vivant seul dans un petit appartement d'une tour anonyme. Robuste explore à nouveau le thème de la solitude, mais cette fois celle de Georges, une star capricieuse, incapable de se prendre en charge, alors qu'elle vient de renoncer sans préavis au tournage d'un gros film de studio américain... Alors que tout le monde est réuni chez lui pour des essais costumes pour son prochain film, il préfère laisser tout le monde en plan. "Bon, je dois y aller. Je suis pressé. Il y a du rosbif au frigo si vous voulez..."

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