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"1917", un tournage conçu comme une chorégraphie collective: "À la fin de la prise, tout le monde planait"

"It's a single shot film." "C'est un film plan-séquence." Ces six mots ouvraient le scénario de 1917. Pour le directeur de la photographie Roger Deakins, c'était la promesse d'un défi excitant, mais, aussi, "le danger que cela ressemble à un simple effet de style". "Faut-il qu'on suive les personnages le long d'une tranchée tout le temps ? Comment créer une chorégraphie entre les acteurs et l'action, les suivre de profil, puis en plan large ?"

Bref, comment créer du rythme et de la variété ? Faire du cinéma et pas un simple jeu vidéo ? Dans 1917, la caméra peut, dans une même prise, d'abord suivre l'acteur de dos qui entre dans un bois, découvrir un groupe de soldats assis qui écoutent un des leurs chanter, parcourir les visages dans un mouvement fluide, revenir se fixer sur le personnage principal, puis le suivre quand il se redresse et commence à courir comme un fou, en s'élevant pour révéler un paysage de tranchées peuplées de combattants.

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