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Le défi des nouveaux cinéastes palestiniens

Grâce à des précurseurs comme Elia Suleiman (qui avait décroché le prix du jury à Cannes pour "Intervention divine" en 2002) ou Michel Khleifi (dont "Noce à Galilée" fut, en 1987, la première fiction tournée en Palestine), le cinéma palestinien existe désormais sur la carte des festivals internationaux.

H. H., à Paris
Le défi des nouveaux cinéastes palestiniens
©Printscreen

Grâce à des précurseurs comme Elia Suleiman (qui avait décroché le prix du jury à Cannes pour "Intervention divine" en 2002) ou Michel Khleifi (dont "Noce à Galilée" fut, en 1987, la première fiction tournée en Palestine), le cinéma palestinien existe désormais sur la carte des festivals internationaux. 

A 31 ans, Muayad Alayan appartient, lui, à la seconde génération de cinéastes palestiniens. "Le cinéma a toujours été important dans la lutte palestinienne. La première génération de réalisateurs a fait un boulot incroyable en documentant l'histoire, en se battant pour la reconnaissance de notre identité et de notre culture. Ils nous ont montré le chemin. Aujourd'hui, le combat est différent. C'est important d'avoir le point de vue palestinien sur ce conflit, de montrer les crimes de l'Occupation, mais je pense que, sur ce point, avec les réseaux sociaux notamment, les choses vont mieux, qu'on arrive à se faire entendre. Par contre, pour ce qui est du cinéma, de la musique, de l'art, il y a beaucoup de résistance pour que l'on puisse continuer à créer, à changer la réalité de la production, de la distribution. C'est cette bataille que doit mener ma génération", nous expliquait le jeune cinéaste il y a quelques jours à Paris, où il faisait l'ouverture du Festival CinéPalestine avec son second long "The Reports on Sarah and Saleem" (*).

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