Aya Nakamura sera aux Ardentes en 2025
La chanteuse sort "Destinée", un cinquième album entre résilience et émotion pop. Dans la foulée de ses trois concerts au stade de France, elle sera aux Ardentes le 3 juillet.

- Publié le 18-11-2025 à 14h17
- Mis à jour le 18-11-2025 à 14h19

Sexisme, racisme, misogynie, grossophobie… Aya Nakamura a encore essuyé toute la panoplie d'insultes lorsqu'elle a publié la vidéo de son single "Kouma" sur la plateforme Colors. Elle a l'habitude. La chanteuse franco-malienne de 30 ans n'avait pas hésité à porter plainte pour cyberharceèement après sa prestation à la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Paris en 2024. Verdict : procès gagné avec amendes à la clef pour une poignée d'excités du groupuscule d'extrême-droite les Natifs.
Alors que son cinquième album "Destinée" sort ce vendredi 21 novembre, elle ne retient pourtant que du positif de cette prestation où elle avait mêlé ses tubes Pookie et Djaja au For Me Formidable de Charles Aznavour. "J'ai reçu des félicitations de partout. Je le vois comme une victoire collective," commente-t-elle aujourd'hui. Le lendemain de la cérémonie, le New York Times écrivait : "Elle a fait plus qu'ouvrir les Jeux, elle a redéfini ce que veut dire être Français."
Boucler la boucle
Tout en teasant Destinée avec les singles "Baddies", "Désarmés" et "Kouma", Aya Nakmura affole les billetteries en remplissant trois fois le stade de France les 29, 30 et 31 mai. En businesswoman avisée, elle a lié l'inscription sur le site de réservation de ses shows à la précommande du disque en format physique (vinyle ou CD). Une pratique légale, certes, mais borderline. "C'est l'heure !, a-t-elle posté sur ses réseaux sociaux suivis par vingt millions d'abonnés. J'ai hâte de vivre tout ça avec vous. Ce nouvel album, Destinée, est une partie de moi et le présenter au stade de France, c'est comme boucler la boucle." Elle devient ainsi la deuxième femme à réussir cet exploit après Mylène Farmer, qui avait rassemblé 240 000 spectateurs à St-Denis les 27, 28 septembre et 1er octobre 2024.
Née à Bamako et élevée à Aulnay-sous-Bois, cette fille de griots à la jeunesse chahutée incarne l'authenticité et la résilience. Dans Destinée, elle ressort son cocktail unique de chanson française, de pop et d'afrobeat version 2.2. Le tout épicé d'un argot qui s'autorise de nombreuses libertés grammaticales. Elle marie le "parler texto" de sa génération avec l'attitude insolente d'une méga star américaine. "Kouma" ("Parler" en bambara) et "Désarmer" s'inspirent sa relation houleuse avec Vladimir Boudnikoff, son ex-compagnon, producteur et vidéaste. Si ces deux titres dévoilent une facette mélancolique et intimiste, on retrouve l'Aya conquérante sur "Baddies". "Avec mes atouts, je matrixe", chante-t-elle. "Mon body style baby, c'est sexy, sexy, sexy. Je veux minimum dix compliments cet après-midi". Sa manière bien à elle de faire danser la planète entière et de rappeler qu'elle mène sa life comme elle l'entend.
Le 3/7 aux Ardentes, Liège.
