Fortes chaleurs en Belgique: "On va connaître une séquence exceptionnelle"
On va atteindre 34 degrés ce samedi, avant un retrait des températures qui ne sera que temporaire.

- Publié le 20-06-2025 à 16h51
- Mis à jour le 20-06-2025 à 17h11

La Belgique subit un nouveau coup de chaleur, mais elle échappera de peu à une vague de chaleur officielle.
"S'il avait fait 30 °C aujourd'hui, on aurait rempli les critères, explique Pascal Mormal, météorologue à l'IRM. Mais dès dimanche, un petit flux océanique va faire reculer les températures. On restera probablement sous les 30 °C et, dès lundi, on passera sous les 25 °C. Cela suffira à casser la séquence. Pour parler de vague de chaleur, il faut en effet cinq jours consécutifs au-dessus de 25 °C, dont trois à plus de 30 °C. Cette fois, il manquera probablement une journée. C'est une question de timing."
Pas de vague officielle mais un mois de juin remarquable
Pas de vague officielle donc, mais un mois de juin tout de même remarquable. "Si les tendances se confirment, on pourrait terminer ce mois à la deuxième place des plus chauds jamais enregistrés en Belgique, poursuit Pascal Mormal. Même sans record absolu, cela reste exceptionnel. Les dix premiers jours du mois étaient pourtant assez frais. C'est dire à quel point les deux derniers tiers sont marqués par la chaleur."
Et la suite ? Un petit rafraîchissement temporaire est donc attendu en début de semaine prochaine. "Lundi et mardi seront un peu plus respirables. Mais certains modèles envisagent un retour des 30 °C dès mercredi. Le potentiel est là, même si l'incertitude augmente à mesure qu'on avance dans le temps."
La chaleur encore plus intense ailleurs en Europe
Ailleurs en Europe, la chaleur est encore plus intense. "En France, on atteint localement 38 à 40 °C, notamment en Nouvelle-Aquitaine. Ce sont des valeurs extrêmes. Nous, on restera à 10-12 °C au-dessus des normales, ce qui est déjà énorme", détaille-t-il.
Autre inquiétude : la sécheresse. "À Uccle, on n'a enregistré que 20,5 mm depuis le début du mois, contre une normale de 70 mm. Et les prévisions n'annoncent pas grand-chose d'ici à la fin juin, alerte Pascal Mormal. Un tiers du pays est déjà classé comme extrêmement sec, et cela s'accentue. Le risque est réel de renouer avec la situation de février-mars."