"Il y a des quartiers où on se sent pas en sécurité" : Lucas revient sur l'agression homophobe dont il a été victime à Schaerbeek

Comme chaque soir de semaine dans "Bonsoir chez Vous", Saskia Violette et son équipe de chroniqueurs reviennent sur les dossiers chauds de l'actualité sur LN24.

Accompagnée par Jean-Marc Ghéraille, Yvan de Beauffort, Didier Lebbe et Anaïs Geudens, Saskia Violette revenait deux grosses actualités dont la fameuse manifestation nationale de ce jeudi 13 février. Celle qui nous intéresse le plus ce soir, celle de l'agression homophobe de lundi après-midi.

Alors qu'ils se trouvaient dans le bus 66 à Schaerbeek, Lucas et son amie Eva ont été victimes d'une agression homophobe par deux hommes. Ils n'ont pas hésité à frapper les deux amis qui étaient tranquillement assis dans le bus. "Nous étions assis au fond du bus quand deux personnes sont montées à bord et nous ont directement interpellés : "vous êtes gay ?". Nous n'avons pas répondu mais ils ont insisté. Puis ont commencé à frapper mon amie. Des coups à la tête, l'un m'a lancé une cigarette électronique au visage. Sans compter les menaces et insultes homophobes", explique Lucas alors qu'il venait de déposer plainte à la police. "Certains témoins nous ont dit que l'un des deux avait un couteau. Je ne l'ai pas vu. J'étais en état de choc."

Propos haineux, agressions, traquenards : hausse inquiétante des délits de haine homophobes

Dans "Bonsoir chez vous", Lucas Ablotia est revenu sur le moment choquant vécu dans les transports en commun bruxellois. Il décrit cette agression comme un quasi quotidien pour les membres de la communauté LGBTQ. "Cela arrive très souvent si je prends compte de tous les messages reçus après ce qu'il s'est passé. Ces agressions arrivent souvent dans le bus, les transports en commun et même dans la rue", explique le jeune homme sur le plateau de LN24.

Sur la question de la sécurité, le jeune homme avoue que certains quartiers sont plus sûrs que d'autres. "Il y a des endroits où l'on se sent plus acceptés comme au centre ville ou dans le quartier européen. Malheureusement, il y a des endroits où on se sent pas en sécurité. On a peur de prendre les transports en commun ou de sortir la nuit."

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