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"Certains jeunes vont être condamnés, mais cela ne réglera pas le problème. Ils n'ont plus conscience de la gravité des actes qu'ils posent"

Éducateur depuis 25 ans, Ismaïl réagit aux propos de Michel Goovaerts, chef de corps de la zone de police Bruxelles capitale – Ixelles. Celui-ci, dans La Libre, alerte quant à l'utilisation de plus en plus fréquente de pétards et de feux d'artifice à l'égard des forces de l'ordre.

Trois voitures incendiées au lendemain du nouvel an : “des méthodes de guérilla”
Des voitures ont été incendiées le soir du nouvel an. ©D.R. / Pompiers de Bruxelles (prétexte)

Pour être plus sincère, Ismaïl préfère se munir d'un prénom d'emprunt. Soit. Il travaille tout de même depuis 25 ans avec les jeunes des quartiers de Bruxelles et en a vu passer, des trajectoires.

"Honnêtement, je ne sais pas si on assiste à davantage de violences qu'il y a dix ou quinze ans, commence-t-il. À l'époque, vous aviez déjà des voitures brûlées ou poussées dans les stations de métro. Aujourd'hui, évidemment, c'est plus difficile d'ouvrir une voiture, et la Stib a installé des portiques…" Ce qui a changé, c'est la facilité avec laquelle il est possible de se munir de mortiers, pétards et feux d'artifice. "On peut en acheter sur Internet et d'autres vont en chercher en Allemagne, au Lidl, et les revendent ici via les réseaux sociaux."

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