"Il faut espérer que la Chine le fasse" : la piste évoquée par Leila Belkhir pour éviter une nouvelle flambée des contaminations en Europe

Le pic des nouvelles infections au Covid-19 en Chine fait craindre une recrudescence de l'épidémie sur le continent européen.

A traveler walks near a banner for the coronavirus testing center at the Incheon International Airport in Incheon, South Korea, Friday, Dec. 30, 2022. South Korea on Friday announced that it will require travelers from China to show negative PCR test results within 48 hours or rapid antigen tests within 24 hours of their departures, beginning Jan. 5. (Ryu Young-suk/Yonhap via AP)
A traveler walks near a banner for the coronavirus testing center at the Incheon International Airport in Incheon, South Korea, Friday, Dec. 30, 2022. South Korea on Friday announced that it will require travelers from China to show negative PCR test results within 48 hours or rapid antigen tests within 24 hours of their departures, beginning Jan. 5. (Ryu Young-suk/Yonhap via AP) ©Yonhap

Depuis plusieurs jours, la Chine assiste à une explosion des contaminations au coronavirus sur son territoire. Une situation qui fait craindre un nouveau regain épidémique en Europe. De nombreux pays – l'Italie et la France, notamment – ont d'ailleurs décidé d'imposer aux voyageurs en provenance de Chine de présenter un test de dépistage négatif avant d'embarquer.

Une inquiétude partagée par Leila Belkhir, infectiologue à Saint-Luc (Bruxelles). "Je crois qu'il faut bien surveiller la situation là-bas, confirme l'experte à nos confrères de la RTBF. On sait que quand il y a une circulation très intense du virus, il faut faire attention aux nouveaux variants, qui auraient à la fois une faculté de se transmettre et une virulence plus importantes."

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Toutefois, pour Leila Belkhir, comparaison n'est pas raison : "On ne peut pas comparer la Chine avec la population européenne et en particulier avec la Belgique. L'immunité de la population n'est pas du tout la même. Le virus a moins circulé avec leur politique et leur taux de vaccination n'est pas le même non plus."

Face à cette nouvelle menace, l'infectiologue ne privilégie pas la piste de la fermeture des frontières. "Je ne pense pas que ce soit une solution. À chaque fois qu'on a décidé de fermer les frontières, on s'est rendu compte qu'il y avait déjà des variants présents chez nous."

Par contre, l'experte veut miser sur "une surveillance génomique" afin de mieux contrôler l'évolution du virus. "Il faut espérer que la Chine le fasse et que les informations soient partagées à la communauté scientifique."

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