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Le manque d'effectif pourrait mener à un scénario catastrophe dans les hôpitaux: "Des fermetures des services d'urgence sont à craindre"

Le manque d'effectif dans les services des urgences du pays entraîne une moins bonne prise en charge des patients. On se dirige vers le scénario catastrophe.

Le manque d'effectif pourrait mener à un scénario catastrophe dans les hôpitaux: "Des fermetures des services d'urgence sont à craindre"

Les services des urgences dans les hôpitaux du pays sont débordés. Plusieurs urgentistes tirent la sonnette d'alarme et réclament des renforts pour remplir leurs missions et éviter un scénario à la française, où des services d'urgence sont contraints de partiellement fermer leurs portes faute d'effectifs suffisants.

"Nous manquons de personnel et devons alors faire appel à des boîtes d'intérimaires. Sur un shift, on peut se retrouver avec trois intérimaires qui ne sont pas toujours formés pour travailler aux urgences (patients instables, surveillance plus accrue que dans un service d'hospitalisation, prises d'initiatives pour certains examens/prise de paramètres, etc.), qui ne connaissent pas notre service (matériel, organisation, architecture) et sont souvent inefficaces voire dangereux pour les patients ", déplore Julie, nom d'emprunt, urgentiste dans un hôpital bruxellois qui tient à conserver son anonymat. "Cela rajoute donc une source de stress et une charge de travail supplémentaire pour les infirmiers fixes dans le service qui se retrouvent à devoir superviser ces intérimaires."

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