"Les victimes doivent être protégées": van Ypersele va rencontrer la ministre Glatigny suite aux révélations d'agressions sexuelles à l'UCLouvain
Le Professeur avait interpellé la ministre après sa prise de parole au rassemblement #MeeTooUCLouvain.
- Publié le 16-02-2022 à 10h33
- Mis à jour le 16-02-2022 à 10h40

Les dénonciations d'agressions sexuelles secouent le monde académique au nord mais aussi au sud du pays. Jean-Pascal van Ypersele, membre du GIEC et Professeur à l'UCL, a salué et soutenu le courage des femmes qui prennent la parole sur les campus universitaires. Lundi, dans les colonnes du Morgen, le Professeur assurait que "les témoignages sont fondés. Il ne s'agit pas de rumeurs et de ragots". Le scientifique prend notamment la parole car il refuse d'être "de ceux qui détournent le regard du mouvement #MeToo à l'université parce que c'est plus confortable".
Entre deux réunions du GIEC, Jean-Pascal van Ypersele s'est exprimé au rassemblement #MeeTooUCLouvain. Il y a mis en évidence la tendance des professeurs et des autorités à serrer les rangs lorsqu'une personne haut placée est mise en cause. "C'est inacceptable. Ces plaintes sont bien trop peu souvent suivies de sanctions contre les harceleurs et des éventuelles réformes institutionnelles nécessaires", estime l'académicien.
"Je soutiens dès lors la proposition qui consiste à demander que le pouvoir politique crée une instance commune à toutes les universités francophones, une instance 'super-universitaire', qui soit réellement indépendante des universités et de leur 'petit monde'. Il faut que les victimes puissent être entendues et protégées dans leur intégrité mentale et physique, et en ce qui concerne leurs études ou leur carrière", réclame van Ypersele qui a aussi interpellé la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Glatigny (MR), sur Twitter.
La ministre à répondu au chercheur de l'UCLouvain en lui proposant une rencontre. Et il semble que le rendez-vous est fixé, dès que le Professeur aura moins de travail pour le GIEC.
Sur Facebook, la ministre a rappelé les aides déjà mises en place pour les victimes d'agressions sexuelles. Elle annoncequ'"une vaste étude sera lancée afin de disposer d'un état des lieux des situations de violences et de harcèlement dans l'enseignement supérieur et l'enseignement de promotion sociale en Fédération Wallonie-Bruxelles". Celle-ci doit permettre "d'évaluer les dispositifs internes et d'analyser si des dispositions supplémentaires doivent être adoptées", indique Valérie Glatigny.
