Le monde de la nuit exige une réouverture pour le 12 février: "Nous sommes les seuls à qui on impose aussi souvent des fermetures"
Un collectif d'une centaine d'établissements demande de passer au code orange sans quoi de nombreuses faillites sont à prévoir.

- Publié le 02-02-2022 à 20h12

Depuis plusieurs jours voire plusieurs semaines, les boîtes de nuit de certains pays comme la France, l'Irlande, le Danemark ou l'Angleterre ont rouvert leurs portes sans jauge ni restriction. Mais en Belgique, les établissements doivent toujours garder portes closes et sont tributaires de l'évolution du fameux baromètre.
Une situation intenable pour ces établissements, dont une centaine s'est constituée en collectif afin d'exiger une réouverture le 12 février sans quoi des faillites sont à craindre. " Depuis deux ans, seul le monde de la nuit s'est vu imposer aussi souvent des fermetures. Le baromètre qui vient d'entrer en vigueur en est la parfaite illustration : alors que même en cas de code rouge, de nombreux assouplissements sont encore possibles pour un public assis, les concerts indoor restent interdits. Même chose pour la vie nocturne, elle aussi à l'arrêt. Si l'on se base sur ce baromètre, une salle de théâtre de taille moyenne peut aujourd'hui accueillir l'esprit tranquille 70 % de sa pleine capacité. Il en va malheureusement tout autrement pour le monde de la pop, du rock et de la nuit. En code rouge, nos salles et clubs ne peuvent toujours pas accueillir un public debout", déplore d'une seule voix la centaine d'établissements concernés.
Les yeux rivés sur le baromètre
L'absence de perspective offerte au secteur empêche toute anticipation. "Nous pouvons accueillir un public assis, mais alors à perte pour la plupart des salles de concert et clubs, sans compter que cette configuration n'est pas dans l'esprit de ce que nous proposons au public. Assister à un concert ou une soirée en étant assis est impensable ", précise le collectif.
Le secteur des boîtes de nuit a donc les yeux rivés sur le baromètre, et demande de passer au code orange au plus tard le 12 février. "Il ne reste plus qu'à attendre le moment où le code orange entrera en vigueur, car ce n'est qu'alors que notre secteur retrouvera de réelles possibilités. Le comité de concertation devra toutefois statuer sur la capacité maximale autorisée, qui sera vraisemblablement comprise entre 60 % et 90 %. Et tout cela ne nous dit pas comment nous allons faire, nous les organisateurs de concerts, pour basculer en mode orange pratiquement du jour au lendemain. Cela reste une énigme. Et en cas d'aggravation de la situation sanitaire, nous serions par ailleurs aussi les seuls à devoir fermer à nouveau", conclut le collectif.