Manque de personnel à la police: certaines tâches de contrôle frontalier pourraient être confiées à des civils
Face au manque de candidats à ce poste, le patron de la police fédérale envisage de confier certaines tâches à du personnel Calog.

- Publié le 11-02-2021 à 07h38
- Mis à jour le 11-02-2021 à 08h19

La police souffre d'un manque de candidats au nord du pays alors qu'au sud, le nombre de futures recrues potentielles ne diminue pas. Mais le métier semble attirer moins les Flamands. Une pénurie aux conséquences directes notamment sur les contrôles frontaliers à l'aéroport de Zaventem, où les policiers doivent parler le néerlandais.
Face à ce manque de personnel, le patron de la police fédérale propose une solution. Le commissaire général de la police fédérale Marc De Mesmaeker envisage de confier certaines tâches de contrôle frontalier à l'aéroport à du personnel Calog. Autrement dit, pas à des policiers mais à des employés civils.
"Donner certaines compétences policières au personnel Calog, c'est ce que nous avons fait avec la loi caméra. Ils peuvent visionner les images de vidéosurveillance sans être policiers, moyennant certaines conditions. On pourrait envisager la même chose pour les contrôles frontaliers à l'aéroport. Les policiers qui remplissent ces missions en ce moment le font très bien mais on manque clairement de personnel. Il ne faut pas nécessairement être formé policier à 100 % pour contrôler les identités des passagers. On le voit dans d'autres pays où ces contrôles se font par des personnes qui portent un uniforme mais qui ne sont pas des policiers. Recruter des gens uniquement pour remplir ces fonctions ne serait pas une mauvaise idée", répète Marc De Mesmaeker avant de rappeler que ce travail pourrait être limité dans le temps, toujours dans cet esprit de pouvoir entrer à la police pour une durée déterminée et la quitter par la suite si la personne le souhaite. "L'image du policier qui entre à 18 ans et quitte la police à sa retraite ne correspond plus à la réalité. Il faut évoluer dans le recrutement dans l'intérêt de tous", termine le commissaire général qui, lundi dernier, nous confiait vouloir engager dès cette année des experts dans des domaines bien déterminés sans que ces recrues aient à passer systématiquement par la formation de base à l'école de police.