La bourgmestre de Blankenberge après l'émeute de ce week-end: "J'espère que ce n'est pas lié à un laxisme à Bruxelles"
Daphné Dumery, bourgmestre de la station balnéaire où des incidents ont eu lieu ce week-end, l'affirme : "Les francophones sont toujours les bienvenus !"

- Publié le 10-08-2020 à 12h45
- Mis à jour le 10-08-2020 à 21h18

La scène de l'émeute survenue à Blankenberge samedi dernier a fait le tour du monde. La réputation de cette station balnéaire fort prisée des francophones en a pris un sacré coup. "Ça fait mal, très mal" pour l'image de cette commune de la côte belge, précise d'emblée la bourgmestre N-VA Daphné Dumery qui a accepté, pour la DH, de revenir sur ces événements et leurs conséquences.
Des événements liés à l'origine bruxelloise des protagonistes ? "Il y a eu 20 personnes arrêtées, toutes provenaient de Bruxelles et alentours, c'est un fait. De là à dire que nous avons toujours des problèmes avec des Bruxellois, je ne dirais pas, non. C'est une minorité", insiste la bourgmestre avant de préciser que cette émeute est sans doute liée aussi à la consommation des jeunes. "La police m'a dit que les jeunes concernés avaient probablement bu et pris de la drogue. Un très mauvais cocktail".
Et Daphné Dumery espère bien voir ces jeunes être sanctionnés par la justice. "Il faut un signal, c'est évident ! J'espère que leur comportement n'est pas lié au laxisme à Bruxelles Et je ne parle pas ici de la police bien sûr, qui elle, fait tout son possible. J'espère vraiment qu'on ne trouve pas cela normal à Bruxelles parce qu'on ne peut pas accepter cela, ni ici, ni ailleurs dans le pays !"
Exit les francophones désormais à Blankenberge ? "Pas du tout !" s'exclame-t-elle. "Pour moi, les francophones, et tous, sont toujours les bienvenus. D'habitude, nous avons des jeunes éduqués, polis, avec des valeurs. Là, nous assistons cet été à une nouvelle vague de touristes. C'est valable pour les autres stations aussi".
Pourquoi avoir voulu dès lors interdire les trains dimanche à la suite des événements ? "Parce que le problème vient de là ! Il a été convenu avec la SNCB de limiter le nombre de personnes cet été, à savoir de ne pas autoriser la surcapacité dans les trains comme cela se faisait les saisons précédentes. Sauf que, dans la réalité, cela n'est pas respecté. J'ai eu des contacts avec la SNCB et on m'a répondu qu'avec deux contrôleurs pour un train surchargé, c'est impossible de contrôler ce nombre. Alors j'ai pris contact avec les autorités fédérales et là, on me renvoie vers la SNCB. Mais moi, je n'ai pas à subir le ping-pong entre les deux. Je dois gérer la situation au mieux ! Nous, les bourgmestres de la côte, nous avons tout fait pour que cet été se déroule au mieux. Nous avons établi des plans, nous avons investi dans du matériel, etc. Mais au final, on ne peut pas être seuls dans le combat" regrette celle qui se sent quelque peu abandonnée. "J'ai eu des contacts avec Pieter De Crem qui m'a proposé du renfort policier ce dimanche. C'est très bien mais, pour les jours à venir, je ne sais pas du tout comment cela va se dérouler. Oui, nous sommes inquiets et c'est bien normal", termine la bourgmestre de Blankenberge.