"La manière dont l'action américano-israélienne a été menée en Iran ne correspond pas aux standards du droit international "

Le ministre des Affaires étrangères Maxime Prévot (Les Engagés) a réagi ce lundi 2 mars 2026 à l'attaque des États-Unis et d'Israël sur l'Iran.

Portrait Maxime Prevot
Le ministre des Affaires étrangères Maxime Prévot (Les Engagés) a réagi ce lundi 2 mars 2026 à l'attaque des États-Unis et d'Israël sur l'Iran. ©Bernard Demoulin

Le ministre des Affaires étrangères Maxime Prévot (Les Engagés) a reconnu lundi matin que l'attaque des Etats-Unis et d'Israël sur l'Iran n'était pas conforme au droit international, tout en estimant qu'elle se justifiait pour des raisons de sécurité mondiale.

En tant que défenseure du droit international, la Belgique est forcée de reconnaître que "la manière dont l'action américano-israélienne a été menée samedi ne correspond pas à ses standards", a affirmé Maxime Prévot, qui s'exprimait sur la radio publique La Première.

Dans le même temps, le ministre des Affaires étrangères a rappelé les dizaines de milliers de morts dans la répression exercée par le régime iranien. Le droit international a pour vocation première de protéger les peuples, leurs droits et libertés. "Et à cet égard, on ne peut pas dire que l'Iran soit un élève modèle", a-t-il dit.

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"L'ultime recours"

"La réalité des principes, doit être confrontée au principe de réalité", selon lui. Des efforts diplomatiques de plusieurs années ayant échoué à ce que l'Iran mette un terme à son programme balistique et nucléaire, il fallait "éviter un risque de sécurité et d'embrasement généralisé dans la région".

Interrogé sur l'existence de justifications de l'attaque américano-israélienne au nom de la sécurité internationale, Maxime Prévot a répondu: "Je le crois", ajoutant que l'intervention militaire doit rester "l'ultime recours lorsque la diplomatie échoue". Il plaide pour une désescalade, au respect du droit international et au retour à la diplomatie "dans les meilleurs délais".

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