"Bruxelles ou Kaboul ? L'État d'urgence est dépassé" : le monde politique réagit à la fusillade devant le métro Clemenceau
Plusieurs personnalités du MR affirment qu'il faut réagir avec force contre ce qu'elles nomment la "racaille". "Ça ne peut plus durer", s'exaspère-t-on chez Les Engagés.
- Publié le 05-02-2025 à 13h04
- Mis à jour le 05-02-2025 à 16h12

Des coups de feu ont été tirés en pleine rue ce mercredi matin aux aurores. Deux individus armés de kalachnikov ont surgi de la station Clemenceau, à Anderlecht, avant de tirer aux yeux de tous. Ils se sont ensuite enfuis dans le métro. La circulation a été interrompue sur ordre de la police, qui recherche les auteurs de coups de feu survenus vers 06h15.
Baptême de feu pour le fraîchement nommé ministre de l'Intérieur, Bernard Quintin (MR), qui s'est rendu dans la commune d'Anderlecht pour suivre la situation de près avec le bourgmestre Fabrice Cumps (PS) et la police. "Pas de place pour la violence à Bruxelles et dans nos grandes villes. Cela a assez duré! Ce gouvernement appliquera la tolérance zéro face à toute forme de criminalité", a assuré le libéral.
La vidéo des faits est choquante et n'a pas manqué de faire réagir. "La vermine gangrène Bruxelles. Le Gouvernement Arizona va prendre les mesures pour nettoyer les rues. Ce sont les bandes criminelles et les racailles qui doivent avoir peur. Vous n'aurez pas une seconde de repos. Pendant ce temps, certains estiment ne pas devoir faire un gouvernement bruxellois", a réagi Georges-Louis Bouchez, président du MR.
"À Bruxelles, on tire donc à la Kalachnikov aux yeux de tous, en pleine rue. Jamais nous ne laisserons la racaille prendre le contrôle de notre ville. Le silence et l'absence de certains sont assourdissants. Bruxelles a besoin d'un gouvernement pas de postures", s'est indigné le probable futur ministre-président de la région bruxelloise, David Leisterh (MR).
"Une fois de plus, ça dégénère au cœur de nos quartiers. Ça ne peut plus durer. Des mesures fortes doivent être prises et une action coordonnée doit être concertée par un gouvernement de plein exercice. Urgences au niveau sécurité, budget, social, économie - > que faut-il de plus ?", s'est exaspéré Christophe De Beukelaer, président bruxellois des Engagés.
"Bruxelles ou Kaboul ? L'État d'urgence est dépassé, il est plus que temps d'être à notre tour radical face à ce type de menace pour les citoyens qui doit être éliminée !", s'est exclamé le député fédéral Denis Ducarme (MR).
"En pensée avec les policiers à la recherche des auteurs, risquant leur vie pour notre sécurité et les Bruxellois qui ont peur. Nos quartiers st le terrain de jeu de criminels sans foi ni loi. À peine installé, le gouvernement fédéral doit revoir sa copie et investir dans la Police judiciaire fédérale et dans le Parquet de Bruxelles !", a martelé Sophie Rohonyi, présidente de DéFI.
"Ce qui est arrivé ce matin était inéluctable. Depuis plusieurs mois, Anderlecht est le terrain de jeu des narcotrafiquants, la situation est hors de contrôle. Tous les niveaux de pouvoir doivent se concerter afin de mettre en place une stratégie pour endiguer ce phénomène avant que des civils soient touchés. Le temps n'est plus aux paroles mais aux actes. L'absence de gouvernement bruxellois dans ces circonstances est d'autant plus dramatique. Les intérêts partisans doivent cesser, les Bruxellois méritent de vivre en sécurité", a déploré Sofia Bennani (Les Engagés), députée bruxelloise.
"Encore une fusillade à Bruxelles… La sécurité, la propreté et un climat entrepreneurial qui crée plus d'emplois sont les vrais défis de notre région ! Assez de jeux politiques. Il est temps de se mettre autour de la table, PS et Ecolo", s'est impatienté Frederic De Gucht, président de l'Open VLD bruxellois.