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Fouad Ahidar : "Qu'on me montre une mosquée où j'aurais fait campagne, et je démissionne demain"

Le parlementaire bruxellois Fouad Ahidar, vainqueur surprise des élections du 9 juin à Bruxelles avec sa liste Team Fouad Ahidar, se défend de tout communautarisme musulman. Et entend poursuivre sa marche victorieuse en vue des communales.

Fouad Ahidar, homme politique bruxellois
Fouad Ahidar, dans son bureau parlementaire, ce 18 juin 2024. ©Jean Luc Flemal

Il se lève, mime son propos, marche, furieux des accusations proférées à son encontre. "Islamiste ? Moi islamiste ? Vous avez vu le mot charia dans mon programme ?" Se rassied, chipote au compteur de son vélo électrique, décroche son téléphone. Une deuxième fois. "Désolé, c'est Groen, pour les négociations gouvernementales." Se relève, passes au "tu", revient au "vous", enlève sa veste.

Fouad Ahidar carbure à mille volts. Invité surprise de la soirée électorale du 9 juin avec trois élus à Bruxelles et un en Flandre pour sa liste Team Fouad Ahidar, il pourrait faire basculer une potentielle majorité dans la capitale alors qu'il a lancé son parti en février, suite à son divorce avec Vooruit (à propos de la question de l'abattage rituel). Depuis, beaucoup l'accusent de communautarisme, voire de vouloir imposer la charia (comme le libéral Guy Vanhengel avant de faire marche arrière dans La Libre). Parlementaire depuis 2004 et président de la Commission communautaire flamande (VGC), Fouad Ahidar se défend et se confie sur les ressorts de sa victoire électorale que personne n'avait envisagée.

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