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Rajae Maouane : "L'absence d'un club de foot pour filles à Molenbeek a été une grosse frustration"

La politique, ce sont – aussi – des batailles homériques, des affrontements farouches, des joutes serrées. Est-ce parce que leur métier les habitue à mener parfois des batailles homériques que de nombreux hommes et femmes politiques en pincent pour le football ? Ou est-ce, plus prosaïquement, parce qu'en affichant les couleurs du club local ils espèrent toucher leurs supporters qui sont aussi des électeurs ? La Libre part cette semaine à la rencontre de ces mordus du ballon rond qui se sont égarés dans les travées des parlements. Aujourd'hui, Rajae Maouane, coprésidente d'Écolo.

Rajae Maouane : "L'absence d'un club de foot pour filles à Molenbeek a été une grosse frustration"
©D.R.

Les tacles musclés l'avaient sans doute préparée à l'âpreté de la vie politique. Ne vous fiez pas à la gestuelle discrète de Rajae Maouane, ce n'est pas une précieuse. La sueur sur le terrain ou en tribune, toutes les extases du foot, elle connaît et elle aime ça. "Du plus loin que je me souvienne, j'étais fan de foot. Pourquoi ? Bonne question… Très tôt, dans la cour de récréation, en primaire, je jouais au ballon avec les garçons. Il y avait quelques filles, aussi. On n'était pas nombreuses car c'est très masculin comme sport. Et on n'était pas toujours bien accueillies. Mais, comme j'étais douée, on m'acceptait. En grandissant, j'ai essayé de trouver un club pour filles dans ma commune, Molenbeek, mais il n'en existait pas. Cela a été une très grosse frustration pour moi, je l'ai ressenti comme une inégalité."

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