Codeco: le coup de pression gagnant de Jan Jambon
Une forme de consensus existait au sein du comité de concertation pour fermer les écoles. Mais Jan Jambon, ministre-président flamand, ne l'entendait pas de cette oreille. La décision de garder les maternelles ouvertes est donc le fruit d'un compromis politique mais aussi de l'intervention de Pierre-Yves Jeholet.

- Publié le 24-03-2021 à 14h16
- Mis à jour le 24-03-2021 à 18h07

Le rapport des experts du GEMS préconisait de fermer les écoles dès ce lundi. La recommandation a été suivie à l'exception des classes de maternelles qui resteront ouvertes la semaine prochaine. Selon nos informations, cette décision est le fruit d'un compromis politique avec le ministre-président flamand Jan Jambon. Outre ce dernier, une forme de compromis existait au sein du comité de concertation pour fermer les écoles dès le 29 mars.
Mais Jan Jambon, qui avait déjà manifesté ces réticences mardi soir, a été au bras de fer lors de ce Codeco. La partie de la réunion consacrée à l'enseignement a été intense.
"Tout le monde était conscient qu'il fallait des mesures et que l'heure était grave", nous glisse une source bien informée. "Mais il y avait une forte pression sur la N-VA de Ben Weyts, ministre flamand de l'Éducation, qui avait assuré dimanche avec force sa volonté de garder les écoles ouvertes. Lors du Codeco de ce matin, Jan Jambon ne voulait toucher à rien dans les écoles ! La discussion a été difficile car il y a un jeu politique. La N-VA avait besoin d'un acquis. La décision de garder les maternelles ouvertes est donc surtout politique même s'il est clair que télétravailler avec des enfants en bas âge est plus difficile pour les parents. C'est pourquoi aussi les crèches restent ouvertes."
L'intervention de Pierre-Yves Jeholet
Selon nos informations, Jan Jambon a tenté un ultime coup de pression pour garder les classes de primaire ouvertes en fin de réunion. Il a toutefois dû céder sur ce point face à l'opposition du reste du comité de concertation et suite à l'intervention, en particulier, de Pierre-Yves Jeholet, ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Le libéral francophone a mis sur la table un argument expliquant à Jan Jambon que "la Flandre aurait des difficultés à expliquer à ses profs qu'ils restent exposés au virus alors que les francophones ne le seraient pas." Une intervention qui, nous dit-on, a contribué à décoincer la situation.