Qui pour négocier la Vivaldi au sein des partis?
Le choix de ceux qui épaulent les présidents de parti indique souvent les futurs ministres.

- Publié le 08-09-2020 à 15h57
- Mis à jour le 08-09-2020 à 15h59

La constitution des équipes de négociateurs est actée dans certains partis, en préparation dans d'autres. Connaître leur identité n'est pas sans intérêt : ces négociateurs (hors présidents) intègrent souvent ensuite le gouvernement comme ministres.
1. Au MR, la situation a été éclaircie ce vendredi en bureau. Georges-Louis Bouchez, président du parti et Sophie Wilmès, Première ministre, seront épaulés par David Clarinval, vice-Premier. Ce dernier part avec une solide longueur d'avance pour intégrer le prochain gouvernement, en compagnie de Sophie Wilmès. Le MR n'aura que deux ministres et il est question de ne pas ajouter de poste de secrétaire d'État en plus des 15 ministres. Question d'image. Pour Denis Ducarme, ministre des Indépendants, les perspectives ministérielles s'obscurcissent, tout comme pour Philippe Goffin, ministre des Affaires étrangères.
2. Chez les verts, la délégation s'organise en duo, avec un Ecolo et un Groen. Chez Ecolo, les négociateurs seront les deux coprésidents, Jean-Marc Nollet et Rajae Maouane accompagnés de leur directeur politique, Mohssin El Ghabri, ainsi que du chef de groupe fédéral, Georges Gilkinet. Une indication de plus quant aux chances du Namurois d'intégrer le gouvernement, même si la décision dépend des militants.
3. Au PS, Paul Magnette la joue davantage en solo pour l'instant (bien qu'accompagné de Thomas Dermine, son chef de cabinet.) Ahmed Laaouej, chef de groupe PS à la Chambre, dont les relations avec le président du PS sont fraîches, n'a pas été intégré à l'équipe. Pas plus que Jean-Claude Marcourt, pourtant désigné négociateur fédéral en octobre dernier et qui, selon certaines sources, s'était vu promettre un poste de vice-Premier. Au sein du PS, des bruits de couloirs glissent le nom du ministre wallon des Pouvoirs locaux, Pierre-Yves Dermagne, pour monter comme vice-Premier au fédéral, voire comme président du PS si Paul Magnette s'empare du 16. "Au sein de la nouvelle génération, il me paraît clair qu'il est le plus brillant et le plus proche de Paul Magnette", nous souffle une source bien informée.