Après la polémique du "front flamand", Theo Francken adresse un nouveau message au CD&V et à l'Open VLD

- Publié le 18-02-2020 à 08h34
- Mis à jour le 18-02-2020 à 12h48
Koen Geens (CD&V) a jeté l'éponge ce vendredi 14 février. Le ministre de la Justice ne voyait ainsi pas d'issue favorable à sa mission royale après que Paul Magnette (PS) ait clairement stipulé qu'il "en avait marre" de négocier avec la N-VA. Un "diktat" socialiste vivement dénoncé par les nationalistes qui ont, ce lundi 17 février, appelé à la formation d'un "front flamand". Une sortie qui n'a pas fait mouche du côté de l'Open Vld et du CD&V. "Je pense que le problème est sémantique", a estimé Theo Francken sur les ondes de La Première. "Je ne pense pas que le CD&V ait dit non au front flamand, c'est seulement le terme un peu militaire qui le gêne. On voulait plutôt parler d'alliance. On n'utilisera donc plus ce terme car ce n'est pas notre message".
Mais l'ancien secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration n'abandonne pas l'idée pour autant. "C'est clair que nous devons dire, en tant que partis flamands, non au PS et à son message", a réaffirmé le nationaliste. "Le PS qui ferme la porte à la N-VA, ce n'est pas malin".
"Vous jouez avec le feu"
Il se défend toutefois d'être anti-francophone. "J'aime les Wallons et les francophones, ce n'est pas la guerre que je veux", a détaillé Francken sur La Première. "Les francophones font la même chose que nous d'ailleurs et ce n'est pas nouveau. Le président du MR, Georges-Louis Bouchez, a tweeté hier qu'il voulait une union francophone forte".
Le nationaliste flamand met en garde les autres formations politiques quant à la suite des négociations: toutes les options ne seront pas favorables à l'avenir du plat pays. Ainsi, selon lui, la Vivaldi (PS, MR, CD&V, Open Vld, Ecolo, Groen) serait la coalition "parfaite pour la fin de la Belgique". "Ceux qui aiment la Belgique jouent avec le feu en voulant former un gouvernement avec une minorité flamande", a averti le bourgmestre de Lubbeek.
Enfin, en ce qui concerne d'éventuelles élections anticipées, Theo Francken affirme "ne pas avoir peur". Louis Tobback a pourtant affirmé hier que la N-VA serait "la première victime" d'un nouveau scrutin. "Ce n'est pas mon parti qui veut de nouvelles élections, a conclu l'ancien secrétaire à l'Asile et la Migration. Mais on n'a pas pour autant peur qu'il y en ait. On fera tout pour avoir un bon résultat".
