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Affaire Emir Kir : "Tous les partis politiques belges sont responsables", estime Georges Dallemagne (CDH)

Le député CDH Georges Dallemagne estime que l'affaire Emir Kir doit être l'occasion ou jamais de porter le débat des valeurs fondamentales de la Belgique dans les assemblées, au sein de tous les partis. Interview.

ITW > Mathieu Ladevèze

Le député CDH Georges Dallemagne estime que l'affaire Emir Kir doit être l'occasion ou jamais de porter le débat des valeurs fondamentales de la Belgique démocratique dans les assemblées, au sein des partis. Interview.

L'affaire Emir Kir suscite très peu de réactions au sein de la classe politique. Logique ?

"Je suis frappé par le silence assourdissant de la classe politique, dans son ensemble, par ce que je considère être un électrochoc, un tremblement de terre largement inattendu. Dans le chef du PS, on s'attendait à ce qu'ils activent leurs réflexes habituels : faire le gros dos et laisser passer l'orage. Ce ne fut pas le cas et c'est tant mieux. Mais, ce mutisme quasi-général des élus m'inquiète, me choque car nous sommes tous confrontés à ces questions. Elles doivent faire l'objet d'un débat plus large dont tous les partis doivent se saisir maintenant, sereinement et en profondeur. Il y a un momentum particulier, ouvert par le PS. Il faut en parler maintenant, sereinement mais franchement et aller au bout des choses. Il s'agit, selon moi, d'un problème très important au coeur de l'avenir de nos démocraties. Comment fait-on avec nos identités, avec nos origines dans un projet de vivre-ensemble, de partage et de respect de nos valeurs démocratiques. Sur ces questions, j'ai le sentiment que notre démocratie est en danger. Notamment parce qu'elles sont déjà prises par les partis d'extrême, droite comme gauche."

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