Charles Michel: l'ascension fulgurante d'un homme qui va rarement au bout de ses mandats
Élu à 18 ans, Charles Michel a connu une ascension express, brûlant les étapes.

- Publié le 29-10-2019 à 08h40
- Mis à jour le 29-10-2019 à 11h43

Élu à 18 ans, Charles Michel a connu une ascension express, brûlant les étapes. Quelle sera la marche suivante pour Charles Michel ? La réponse ne coule pas de source : à 43 ans, il a déjà atteint le sommet en prenant la présidence du Conseil européen. Son ascension a été fulgurante depuis les débuts, il a brûlé les étapes, allant toutefois rarement au bout de ses mandats.
1. 1994: à 18 ans, il devient conseiller provincial en Brabant wallon. Il s'y fait les dents durant les cinq ans de législature.
2. À 23 ans, il est élu plus jeune député fédéral.
3. Il quitte rapidement la Chambre. Il n'a que 24 ans quand, en 2000, il devient ministre wallon des Affaires intérieures. Il ira au bout de ce mandat.
4. Il devient conseiller communal à Wavre en 2000, échevin en 2004, puis bourgmestre en 2006. Une fonction qu'il occupera durant douze ans mais le plus souvent comme bourgmestre empêché. Il ne sera resté en poste que durant 1 754 jours sur deux législatures (4 389 jours). Soit 39,96 % du temps. Quand il n'exerce pas la fonction maïorale de plein exercice, c'est Françoise Pigeolet qui le supplée comme bourgmestre faisant fonction. Charles Michel renonce à se présenter aux communales d'octobre 2018.
5. Il occupe la fonction de ministre fédéral de la Coopération au développement entre 2007 et 2011. Il quitte ce poste pour devenir président du MR en février 2011. Olivier Chastel le remplacera poste pour poste au sein de ce gouvernement.
6. Président du MR : il est élu en février 2011. Son mandat est écourté. En octobre 2014, il devient Premier ministre. De nouvelles élections sont organisées à la tête du MR et, en décembre 2014, Olivier Chastel lui succède. À la chute du gouvernement fédéral, en février, le Carolo accepte de céder le poste à Charles Michel, qui redevient président ad intérim.
7. Premier ministre : il quitte le poste plus de cinq mois après les élections, alors que le gouvernement est en affaires courantes. " Il n'y a pas une tendance à ne pas aller au bout mais plutôt des opportunités à l'échelon supérieur qui se présentent ", analyse Jean Faniel, du Crisp. " C'est de la flexibilité choisie, pas subie. On peut comparer sa carrière à celle de Paul Magnette, qui a accompli pas mal de mandats en une carrière assez courte."
"C 'est partiellement lié au fait que des choses lui ont échappé, dont la décision de la N-VA. Mais il a fini son mandat dans la législature classique ", précise Pascal Delwit, politologue à l'ULB. " Il y a peu de personnalités comme Charles Michel et Paul Magnette, qui peuvent passer d'un poste à l'autre et y travailler avec compétence. Ils sont donc plus souvent sollicités pour d'autres mandats."