Pourquoi la solution des centrales fluviales est abandonnée en Belgique
- Publié le 21-11-2018 à 11h03
- Mis à jour le 21-11-2018 à 11h06

La solution des "power boats" n'est plus à l'ordre du jour, selon Marie-Christine Marghem.La ministre de l'Énergie, Marie-Christine Marghem (MR), a présenté sa note de politique générale, ce mardi à la Chambre. Les députés de la commission Économie en ont profité pour l'interroger sur la problématique de la sécurité d'approvisionnement en électricité cet hiver.
Pour rappel, les mois de janvier et de février seront particulièrement tendus, comme l'avait indiqué la ministre la semaine dernière, après l'annonce par Engie Electrabel du report du redémarrage de Doel 1.
En janvier et février, la Belgique sera particulièrement dépendante des importations, notamment en provenance de France, pour assurer sa sécurité d'approvisionnement. Or, le gestionnaire du réseau électrique français a fait savoir, la semaine passée, que la France pourrait avoir besoin d'importer de l'électricité en provenance de… Belgique entre la mi-janvier et la mi-février. En effet, à ce moment-là, cinq réacteurs nucléaires français seront sur le flanc.
Interrogée à plusieurs reprises, Marie-Christine Marghem n'a pas pu communiquer d'informations sur l'état de la situation suite à cette mauvaise nouvelle venue de France.
Le tirant d'eau pas suffisant
Par ailleurs, la libérale a laissé entendre qu'il serait très compliqué d'installer des centrales flottantes cet hiver, une solution envisagée par Engie Electrabel pour répondre au risque de pénurie d'électricité. "La solution des power boats n'est plus à l'ordre du jour", a-t-elle indiqué. Quel est le problème avec ces centrales flottantes ? "Je n'en revenais pas, mais ça fait partie des choses concrètes auxquelles il faut penser", a indiqué la Tournaisienne. "Il faut suffisamment de tirant d'eau dans les bras de l'Escaut pour pouvoir amarrer ces péniches. La question est de savoir, vu la sécheresse des derniers mois et le poids de ces bateaux, s'il y a suffisamment de tirant d'eau. Nous sommes en train d'examiner la question. En outre, un raccordement spécifique au réseau serait nécessaire."
Selon la ministre, ces power boats auraient pu apporter environ 300 MW, "un dossier qui n'est pas énorme mais qu'il ne faut pas négliger".
