Qui pour remplacer Mathot au PS ? Crapanzano, Bekaert ou Géradon

- Publié le 03-07-2018 à 00h08
- Mis à jour le 03-07-2018 à 00h09

Les autres partis restent prudent. Le PTB pourrait cartonner aux prochaines communales.Le PS doit à présent se trouver une nouvelle tête de liste à Seraing pour le prochain scrutin communal après le désistement du bourgmestre Alain Mathot. La succession est ouverte et rien n'est, pour l'heure, encore décidé. Une réunion était prévue lundi soir. Elle a été reportée à mercredi.
La tête de liste PS dans cette grande ville wallonne (64 000 habitants) est fort convoitée. Trois favoris sont cités : la députée régionale Déborah Géradon, lancée en politique par André Gille; la conseillère communale Laura Crapanzano et le président du CPAS Francis Bekaert, deuxième score en 2012. Mais d'autres candidats pourraient se manifester. Alain Onkelinx, député wallon, frère de Laurette et fils de Gaston pourrait vouloir tenter d'accéder au maïorat que son père a occupé de 1988 à 1994. Des contacts tous azimuts en interne sont menés pour dégager un consensus et éviter une guerre fratricide.
Contactée par "La Libre", Déborah Géradon précise qu'elle doit d'abord consulter "différentes personnes" avant de répondre. La prudence est de mise.
L'annonce du départ d'Alain Mathot aura aussi inévitablement des conséquences électorales pour les autres partis. Un sondage réalisé par "Sudpresse" en avril dernier plaçait le PTB - qui dispose déjà de cinq sièges au conseil communal - devant le PS, pourtant en majorité absolue avec 24 sièges sur 39. Tout indiquait donc, avec les précautions d'usage liées aux 17 % d'indécis du sondage, que la majorité actuelle ne comble pas de joie les Sérésiens. Notons que si le PTB cristallise autour de lui les mécontents de tous poils, d'autres sondages, à l'échelle wallonne, l'ont vu perdre des plumes depuis l'enquête d'opinion du mois d'avril.
Ouvrir la majorité
Le PS se prépare sans doute à ouvrir sa majorité. A qui ? A Ecolo ? Les verts se sont en tout cas dit intéressés, mais pas à n'importe quelle condition. Rengaine connue !
Le MR, emmené par le député régional Fabian Culot, ne pèse pas très lourd avec quatre élus. Le parti libéral tente déjà de profiter de la nouvelle donne - c'est de bonne guerre. Fabian Culot s'est exprimé dimanche sur les réseaux sociaux. Avec une prudence de sioux, il se garde bien d'atomiser le bourgmestre sortant et plaide pour que les Sérésiens voient que son parti "reste le courant politique démocratique alternatif le plus fort et le plus stable. Sa loyauté à l'égard de la ville de Seraing et de ses habitants n'est plus à démontrer".
Le chef de groupe PTB au conseil communal, Damien Robert, reste lui aussi très prudent. Il ne cache pas que le pouvoir pourrait intéresser son parti : "La balle n'est pas dans notre camp mais si le PS est prêt à cesser de gérer la Ville comme une entreprise privée, rien n'est impossible. Il y a actuellement des projets pharaoniques à Seraing qui sont en totale contradiction avec les besoins de la population. Tout dépendra de notre poids électoral." Damien Robert rêve-t-il du maïorat ? Il n'en dit rien ouvertement en tout cas.