"Une question d'équité territoriale" : Jean-Luc Crucke veut raccourcir le temps de trajet en train entre Charleroi et Bruxelles

Il organisera une réunion dans cette perspective mercredi, dans la ville hennuyère, avec les autorités locales et avec la SNCB et Infrabel, annonce-t-il vendredi.

Jean-Luc Crucke ©BelgaImage
"Une question d'équité territoriale" : Jean-Luc Crucke veut raccourcir le temps de trajet en train entre Charleroi et Bruxelles ©EDA

Le ministre fédéral de la Mobilité Jean-Luc Crucke (Les Engagés) souhaite raccourcir le temps de trajet en train entre Charleroi et Bruxelles, qui avoisine actuellement les cinquante minutes.

"Il n'est plus acceptable que Charleroi, deuxième ville de Wallonie et moteur économique de toute une région, reste à près d'une heure de la capitale quand d'autres pôles urbains bénéficient de liaisons rapides et cadencées. Ce n'est pas une question technique, c'est une question d'équité territoriale", souligne Jean-Luc Crucke.

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A son initiative, une réunion de travail se tiendra mercredi à Charleroi, en présence du bourgmestre local et des députés fédéraux de l'arrondissement de Charleroi siégeant au sein de la commission Mobilité de la Chambre. Les CEO de la SNCB et d'Infrabel y sont également attendus.

La rencontre est le fruit d'un appel unanime lancé en février dernier par les bourgmestres, parlementaires et représentants socio-économiques de Charleroi Métropole, qui réclamaient une amélioration urgente de la liaison ferroviaire vers et depuis la capitale. Un appel que Jean-Luc Crucke estime "fondé, légitime et politiquement incontournable".

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Le ministre a en outre demandé à la SNCB et à Infrabel d'inscrire cette liaison comme une priorité dans le futur Plan de transport 2026-2029, et de chiffrer plusieurs scénarios concrets, incluant des sillons directs accélérés, tout en maintenant une offre pour les gares intermédiaires.

"Je plaide pour un réseau ferroviaire à deux niveaux : des trains InterCity (IC) rapides pour relier les grands pôles, et une desserte fine de type S ou L, connectée localement. Il faut cesser de sacraliser l'existant", insiste Jean-Luc Crucke. Pour lui, il s'agit d'adapter le réseau ferroviaire aux besoins réels, en articulant mieux le rail avec les autres modes de transport.

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