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Procès des attentats : "Je viens pour une seule raison : répondre aux victimes qui en ont besoin pour se reconstruire"

Les avocats de Mohamed Abrini, Salah Abdeslam (absent à l'audience), Sofien Ayari, Ali El Haddad Asufi, Bilal El Makhoukhi et Hervé Bayingana Muhirwa ont, tour à tour, plaidé en dénonçant des mesures inhumaines, dégradantes, contraires au droit à la vie privée et menaçant le droit à un procès équitable.

<p>Des policiers se tiennent derrière les accusés dans un box vitré à l'ouverture du procès des attentats jihadistes de 2016, le 5 décembre 2022 à la cour d'assises de Bruxelles</p>
<p>Des policiers se tiennent derrière les accusés dans un box vitré durant le procès. p> ©POOL/AFP/Archives

Depuis quelques semaines, l'ancien site de l'Otan, le Justitia, est le théâtre du méga procès des attentats du 22 mars 2016 à Bruxelles. Mais vendredi 23 décembre, six des sept accusés et leurs avocats étaient présents dans cette même salle d'audience pour évoquer plus longuement leurs conditions de transfèrement de la prison de Haren – non loin – au Justitia.

Au cœur de cette audience qui s'est tenue devant le tribunal civil en référé : des fouilles à nu systématisées, auxquelles s'ajoutent des génuflexions répétées en vue d'inspecter leur orifice puis d'une privation sensorielle à l'aide de lunettes occultes. Les accusés ont introduit une action contre l'État belge devant le tribunal civil de Bruxelles, siégeant en référé, estimant que les mesures de sécurité auxquelles ils sont soumis sont disproportionnées.

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