Perquisition au sein des Unités Spéciales de la police fédérale
Dix personnes sont sous mandat d'arrêt dans ce dossier d'organisation criminelle traité par le parquet fédéral

- Publié le 11-11-2019 à 16h41
- Mis à jour le 12-11-2019 à 15h26

Dix personnes sont sous mandat d'arrêt dans ce dossier d'organisation criminelle traité par le parquet fédéral, selon une information de nos confères de La DH.
La DH apprend que le siège des Unités Spéciales de la police fédérale, celles-là mêmes qui interviennent dans les situations les plus délicates ainsi que dans les affaires de terrorisme, a fait l'objet de perquisitions. Une descente menée à la demande du parquet fédéral par le comité P sous la direction d'un juge d'instruction de Charleroi. La perquisition a eu lieu mardi dernier dans le bâtiment qu'occupent ces Unités Spéciales, au sein des casernes, à Etterbeek. Selon nos infos, du matériel a été emmené. La perquisition a été réalisée dans le cadre d'un dossier visant une vaste organisation criminelle. Dans ce dossier, pas moins de dix personnes viennent d'ailleurs d'être placées sous mandat d'arrêt, dont les frères Bouziani. L'un de ces carolos est défendu par l'avocat Michel Bouchat.
Le dossier concerne du recel ainsi que des faux en écriture. On parle de vente de véhicules volés notamment. Le parquet fédéral confirme simplement l'existence d'une perquisition menée au siège des Unités Spéciales. Selon nos infos, le dossier est indirectement lié à la gigantesque affaire dite des escroqueries réalisées par le milieu gitan.
Trois policiers suspectés
Dans le cadre de ce nouveau dossier ouvert, outre les dix personnes interpellées courant de la semaine dernière, trois nouveaux policiers sont suspectés dans ce dossier. Parmi eux, un membre des Unités spéciales, un policier de Charleroi et une policière de la zone Ouest (Molenbeek, Ganshoren, Koekelberg, etc). Ces trois policiers n'ont toutefois pas été arrêtés, des vérifications sont en cours.
Parmi les dix personnes sous mandat d'arrêt, on retrouve une majorité d'individus issus du milieu criminel de Charleroi. Au cours des perquisitions menées chez ces suspects, des faux documents ainsi que des armes auraient notamment été retrouvées.