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Aides à l'emploi: "Le clientélisme, l'un des maux wallons"

Philippe Destatte est directeur de l'Institut Jules Destrée et ex-chef de cabinet du ministre Jean-Maurice Dehousse (PS).

Aides à l’emploi: “Le clientélisme, l’un des maux wallons”
©BELGA

Philippe Destatte est directeur de l'Institut Jules Destrée et ex-chef de cabinet du ministre Jean-Maurice Dehousse (PS). On le voit clairement dans le cadastre des aides à l'emploi : le PS récolte de nombreuses APE.

"Je n'en suis pas surpris, car c'est logique. Mais d'une logique qu'on peut expliquer. Il faut dire que le PS et le CDH sont très présents et particulièrement dynamiques dans certains secteurs comme l'éducation permanente. Ce n'est en revanche pas la préoccupation première des libéraux. Le côté le plus négatif, c'est ce partage du gâteau entre les partis qui ont accès aux moyens publics. Dans une situation où les élus ont de moins en moins de moyens de distribuer des emplois, il y a là cette tentation du clientélisme. Dans un certain nombre de cas, on agit sans que l'avis de l'administration soit requis. C'est la logique du fait du prince : un des maux wallons. Les partis utilisent la sphère publique à leur profit, ou à celui de leur clientèle. Chez nous, l'intérêt général est loti par les partis politiques. Il y a aussi la logique de l'esprit de clocher. Comme quand Rudy Demotte obtient des moyens pour la Wallonie picarde. C'est dans la culture wallonne."

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