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Faut-il tuer ou sauver la cour d'assises?

Ce jeudi, le Conseil des ministres restreint va examiner l'avant-projet de loi du ministre de la Justice Koen Geens portant sur la réforme de la procédure pénale. L'un des points les plus sensibles concerne la quasi-suppression de la cour d'assises. Alors, bonne ou mauvaise chose? Voici 4 arguments "pour" et 4 arguments "contre".

J.-C.M.
Faut-il tuer ou sauver la cour d'assises?
©Michel Tonneau

Ce jeudi, le Conseil des ministres restreint va examiner l'avant-projet de loi du ministre de la Justice Koen Geens portant sur la réforme de la procédure pénale. L'un des points les plus sensibles concerne la quasi-suppression de la cour d'assises. Alors, bonne ou mauvaise chose? Voici 4 arguments "pour" et 4 arguments "contre".

LES ARGUMENTS EN FAVEUR DE LA COUR D'ASSISES

Une instance à moderniser, pas à supprimer

Selon Karin Gérard, porte-parole de la cour d'appel de Bruxelles et habituée des cours d'assises, il fallait juste aménager la juridiction. En associant le jury et la cour au moment des délibérations sur la culpabilité et en prévoyant un appel notamment. Mais la décision de la supprimer, "prise sans concertation" , constitue pour elle un déni de démocratie. "On va déplacer le problème des coûts de la cour vers des chambres correctionnelles, déjà débordées, devant lesquelles il faudra aussi convoquer des témoins et qu'il faudra aussi sécuriser. Où sera le gain financier ?" Paul Dhaeyer, porte-parole de l'Association syndicale des magistrats, est plus catégorique : "Il faut supprimer la cour d'assises mais en apportant des garanties qui n'existent pas dans le projet de loi."

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