Le Voka voit les réfugiés comme "une opportunité pour la Belgique"

"On a besoin de main-d'œuvre et il y a parmi ces réfugiés des gens bien formés", estime Michel Delbaere, président du Voka, le patronat flamand.

R.Meu.
Le Voka voit les réfugiés comme "une opportunité pour la Belgique"
©Johanna de Tessières

Selon Michel Delbaere, président du Voka, le patronat flamand, les réfugiés doivent "devenir une opportunité pour la Belgique". "On a besoin de main-d'œuvre et il y a parmi ces réfugiés des gens bien formés. Soyons ouverts. Beaucoup d'entrepreneurs estiment que ces réfugiés vont apporter quelque chose à la Belgique et je pense qu'il y a effectivement une opportunité à saisir. Cyniquement, je dirais que les accueillir c'est un bon investissement à moyen terme pour notre pays."

D'après M. Delbaere, la Flandre a des emplois en nombre à proposer aux réfugiés arrivés récemment sur notre territoire. "Je ne donnerai pas de chiffres, mais l'intégration vient avant tout par une bonne connaissance de la langue et par le travail. Et à ce niveau, l'accompagnement (qui passe par l'apprentissage de la langue, des cours de citoyenneté,…) doit venir dès le premier jour, et non pas après quatre mois comme c'est le cas actuellement. Il faut clairement accélérer la procédure d'asile".

Le patron des patrons flamands demande ainsi à ce que des "professeurs au chômage" investissent les centres d'accueil. "Les autorités devraient aussi mieux guider les entreprises pour savoir ce qu'elles peuvent faire ou ne pas faire pour former ou mettre au travail des réfugiés". Mais d'après M. Delbaere, il faut également "s'attaquer au problème dès l'origine". "On doit travailler sur une solution globale et européenne. L'idée serait de créer des antennes à l'entrée de l'Europe où l'on fait la distinction entre les nécessiteux et les migrants purement économiques. Si on arrive à répartir les réfugiés au niveau européen, on n'aura aucun problème à le faire au niveau belge", explique-t-il. Par cette déclaration, le patronat flamand prend une posture différente sur le sujet par rapport à plusieurs élus de la N-VA, pourtant réputés proches du Voka. "Peut-être. Mais on ne va pas faire ce type de débat dans les journaux", conclut M. Delbaere.


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