Une directrice d'école: "Notre départ en classe de neige ne sera pas facile"
Hélène Gutt, directrice de l'école Decroly à Uccle, part ce dimanche en classe de neige. Avec le spectre de la tragédie suisse en toile de fond.
- Publié le 15-03-2012 à 10h27

Hélène Guth, la directrice de l'école Decroly à Uccle, doit gérer le départ de ses deux classes de 6e primaires. Les 50 élèves partent en classe de neige, ce dimanche, dans le domaine du Val d'Uccle, dans le Val d'Anniviers, en Suisse, où est survenu le tragique accident de car mardi soir.
1°) Quel était l'état d'esprit des élèves qui s'apprêtent à partir en classe de neige mercredi matin?
Les enfants sont venus en parlant de ce qui était arrivé. Donc les institutrices et moi-même, nous nous sommes réunies avant le début des cours pour voir comment nous allions aborder la question avec les élèves. Nous avons voulu les entendre, écouter leurs angoisses, et leur faire prendre un peu de distance par rapport à ça, pour ne pas qu'ils restent juste dans le choc de la nouvelle.
2°)Comment avez-vous géré leurs questions, leurs éventuelles angoisses?
D'une part en leur disant "Oui, c'est horrible. Oui, c'est normal qu'on soit tous choqués". Et en resituant que c'est un accident, et que ça n'entraînera pas nécessairement une répétition d'accident. On leur a expliqué que c'était un événement exceptionnel, qui ne va pas forcément leur arriver.
3°) Ont-ils été rassurés, et sont-ils prêts à partir en voyage?
Oui, je pense. J'ai aussi l'impression que beaucoup de parents avaient déjà fait ce travail de les rassurer avant. J'ai eu des coups de fil de parents qui, en étant inquiets eux-mêmes, sont parvenus à expliquer leur inquiétude, à la relativiser et à faire prendre la même distance à leurs enfants. Et on sera attentifs au moment du départ. Je sais que c'est un moment qui ne sera pas facile. Je devrai être là et solide.
