Jeux interdits pendant la sieste
Le camp de louveteaux de l'unité Saint-Remacle de Verviers s'est arrêté mercredi plus tôt que prévu, comme le rapportait samedi "Sud Presse". Plusieurs enfants de cette petite meute - ils ne sont que 6 garçons âgés de 9 à 11 ans - qui s'était établie à Burdinne pour le camp d'été ont participé à des jeux sexuels pendant la sieste qui suit traditionnellement le repas de midi chez les scouts.
- Publié le 18-07-2011 à 04h15
Le camp de louveteaux de l'unité Saint-Remacle de Verviers s'est arrêté mercredi plus tôt que prévu, comme le rapportait samedi "Sud Presse". Plusieurs enfants de cette petite meute - ils ne sont que 6 garçons âgés de 9 à 11 ans - qui s'était établie à Burdinne pour le camp d'été ont participé à des jeux sexuels pendant la sieste qui suit traditionnellement le repas de midi chez les scouts.
Un enfant, qui n'était pas impliqué dans ces jeux, en a parlé à un des animateurs. Que s'est-il passé exactement ? Les garçons étaient tranquillement entre eux dans le dortoir, avec des bandes dessinées à leur disposition. Les chefs préparaient les activités de l'après-midi dans la pièce juste à côté. Trois ou quatre gamins se sont mis à imaginer des jeux, avec des gages à la clé. Dans un premier temps, le perdant devait se mettre tout nu. Le "jeu" a ensuite viré en une découverte plus précise de la sexualité. Un petit louveteau, choqué et embarrassé par ces jeux auxquels il ne participait pas, s'est confié à un chef.
"Les animateurs se sont rendu compte que la situation les dépassait", explique Annick Hoornaert, animatrice fédérale chargée des relations extérieures. "Ils ont immédiatement appelé Scout Assistance (NdlR : le numéro d'urgence interne à la fédération à appeler en cas de pépin, ) . Ils ont aussi appelé SOS Enfants, un partenaire privilégié si des problèmes d'ordre familial sont détectés chez un enfant au cours d'un camp."
Un animateur fédéral s'est aussi immédiatement rendu à Burdinne pour aider à gérer l'incident. Les parents ont été prévenus ; deux familles sont immédiatement venues récupérer leurs louveteaux. "Le groupe étant particulièrement petit, il ne restait plus que 4 enfants. Il valait mieux clôturer le camp" , poursuit Mme Hoornaert.
Mais avant cela, les animateurs et les enfants se sont réunis une dernière fois autour du "rocher du conseil" pour recadrer le problème, en expliquant quels jeux étaient autorisés et ceux qui étaient formellement interdits. "Sans stigmatiser la curiosité des enfants, il faut qu'ils connaissent les limites", commente encore la responsable fédérale.
Une maman mécontente a déposé plainte, reprochant un manque de surveillance aux chefs de la meute. Une information judiciaire a été ouverte au parquet de Verviers : jeudi, les six petits loups ont été entendus par la police verviétoise. Mais les enfants ne seront pas inquiétés par la justice. "A 10 ou 11ans, on sait faire preuve de discernement. Mais on ne peut imputer à ces enfants d'intentions délictueuses ? Au besoin, nous devrons les aides. Pas les poursuivre pour leurs actes", confiait le procureur du Roi Alain Bonnivert à "Sud Presse".
La responsable fédérale insiste : les animateurs n'ont pas commis d'erreur ; ils ont au contraire réagi immédiatement et de façon adéquate. "Ils étaient juste à côté : si un louveteau avait appelé, ils auraient été là tout de suite."
Ce n'est pas la première fois - ni sans doute la dernière - qu'un incident de cet ordre se déroule lors d'un camp scout. Et, visiblement, la fédération est bien outillée pour réagir de manière appropriée. Aux parents qui seraient inquiets d'envoyer leurs enfants au camp, Annick Hoornaert veut faire passer un message : "S'ils ont la moindre question à poser, s'ils se demandent comment le camp est organisé, qu'ils en parlent aux animateurs, au chef d'unité ou aux responsables de la fédération."
