"Je ne désire pas mourir, je désire seulement que l'on m'accorde le droit de décider le moment et les modalités de ma mort"

La dépénalisation de l'euthanasie est-elle une mesure progressiste ? La question se pose en France alors qu'Emmanuel Macron souhaite rendre possible l'assistance au suicide pour les personnes en fin de vie. La Libre a croisé deux ouvrages qui offrent des regards divergents sur cette question.

 Entre 10 et 20 patients par an sont euthanasiés au CHM.
Pour Marcel Bolle De Bal, la dépénalisation de l'euthanasie contribue à la possibilité de "morts humanistes". ©Photo News

Figure connue et reconnue de la franc-maçonnerie belge, Marcel Bolle De Bal a 93 ans et "n'éprouve aucune envie de mourir prochainement", note-t-il. "Je ne désire pas mourir, je désire seulement que l'on m'accorde le droit de décider le moment et les modalités de mon passage à l'Orient éternel."

Ce sociologue et psychosociologue belge, professeur émérite à l'ULB, vient de publier aux Éditions La Pensée et les Hommes un testament philosophique dans lequel il développe (notamment) sa conception personnelle du "bien mourir" (1). D'emblée, Marcel Bolle de Bal s'y attache au sens des mots, préférant parler d'IVV (interruption volontaire de vie) plutôt que d'euthanasie, vocable qui "charrie l'idée – difficilement supportable – de 'donner la mort'".

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