En perte, Ryanair s'attend à une "forte reprise"

"Les prix restent inférieurs aux niveaux d'avant le Covid-19", estime le CEO M. O'Leary.

Ryanair s'enfonce dans le rouge. La compagnie aérienne low cost a annoncé une perte de 273 millions d'euros pour son 1er trimestre (allant de début avril à fin juin), contre 185 millions à la même période l'année dernière. Mais le transporteur irlandais se montre confiant : il s'attend à de "fortes réservations pour le cœur de cet été".

La pandémie de Covid-19 "a continué de faire des ravages dans nos activités au cours du premier trimestre", explique Ryanair qui justifie son mauvais résultat par "un assouplissement plus lent que prévu" des restrictions de voyage par les gouvernements de l'Union européenne en mai et juin.

Pas de quoi paniquer, selon le patron du Holding aérien, Michael O'Leary. "Nous avons tenu les avions et les équipages à jour tout au long du trimestre et avons recruté du personnel de cabine supplémentaire pour nous permettre de récupérer rapidement au deuxième trimestre alors que les restrictions Covid s'assouplissent", explique ce dernier dans un communiqué. Michael O'Leary constate ainsi "une augmentation des réservations au cours des dernières semaines". "Les prix restent inférieurs aux niveaux d'avant le Covid-19 et les clients Ryanair voyageront cet été, car nous nous concentrons sur la récupération du trafic, des emplois et du tourisme sur notre réseau européen", avance l'Irlandais.

"Un tsunami d'aides"

Ryanair prévoit que son trafic "passera de plus de 5 millions de passagers en juin à près de 9 millions en juillet et à plus de 10 millions en août, s'il n'y a pas d'autres revers en Europe" liés à la crise sanitaire.

Mais, de manière globale, le grand patron s'attend aussi à ce que les capacités intraeuropéennes soient "sensiblement plus faibles" dans un avenir proche,à la suite de l'impact de la crise sur ses rivales européennes. Il prévoit ainsi plusieurs faillites de transporteurs aériens, et ce, malgré le "tsunami d'aides d'État aux compagnies insolvables comme Alitalia, Air France, KM ou Lufthansa". Des aides qui, selon lui, "fausseront la concurrence pendant de nombreuses années".

Pour la compagnie irlandaise, cette "réduction de l'offre prévisible" créera des opportunités de croissance pour elle. "Si la plupart de la population adulte d'Europe est complètement vaccinée d'ici septembre, alors nous pensons que nous pouvons nous attendre à une forte reprise des voyages en avion pour le second semestre de l'exercice et jusqu'en été 2022 - comme c'est actuellement le cas dans le transport aérien intérieur aux États-Unis", conclut M. O'Leary.R.Meu.

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