Le futur site du Tivoli divise la Ville et la RAAL

La Louvière Les deux parties estiment que la première réunion de concertation n'a pas été positive.

Emeline Berlier

Il n'aura pas fallu bien longtemps pour que les premières tensions apparaissent entre les autorités communales louviéroises et le club sportif de la RAAL, seule candidate à avoir soumis une proposition dans le cadre de l'appel à projets de la Ville en vue de redynamiser le site du Tivoli. Ce mercredi, cette dernière évoquait "une première réunion difficile", les délégations de chaque partie se heurtant "aux obstacles juridiques et techniques déjà pointés du doigt lors de la prise d'acte du projet par le collège communal en juin dernier".

À ce stade, l'ensemble des points n'a pu être abordé par les deux parties et d'autres rencontres seront dès lors prévues. Mais du côté de la Ville, on entend rappeler "que l'appel d'offres concerne un terrain public qu'il s'agit de gérer selon les procédures publiques adéquates." Parmi les obstacles rencontrés, la nécessité de "garantir l'accessibilité du site à toutes les sociétés sportives indistinctement". Et donc également aux membres de l'URLC.

"Cette condition d'intérêt collectif semble à ce jour constituer un obstacle important pour la RAAL", précise la Ville. Cette dernière avait bénéficié d'un legs de la famille Orban à condition que deux closes soient respectées, la première étant l'affectation des terrains à des fins sportives, la seconde que les infrastructures restent en tout temps accessibles, à toutes les sociétés sportives sans distinction.

Curaba déplore l'absence du bourgmestre

D'autres conditions imposées par la RAAL avaient été jugées problématiques par le collège, par exemple la prise en charge des travaux d'aménagements des abords du stade pour une première estimation de quatre millions d'euros. "C'est faux, totalement faux", réagissait à ce propos Salvatore Curaba, qui regrette l'absence du bourgmestre à cette première réunion de ce 13 juillet.

"Il y avait approximativement 10 personnes de la Ville, dont l'échevine du Patrimoine et l'échevin des Sports. Le bourgmestre n'était pas présent. L'objectif était simple : éclaircir les zones d'ombre de l'interview, se mettre d'accord et préparer une communication commune. La Ville n'a souhaité discuter que de la recevabilité de notre réponse." La réunion avait été sollicitée par Salvatore Curaba à la suite de la conférence de presse de la Ville, en juin dernier. Ce dernier estime, lui aussi, que la réunion n'a pas été positive. "Je me suis trop vite énervé face au manque d'ouverture et au manque d'empathie, concède-t-il. Je ne sais pas quelle sera la suite de ce projet de stade." Malgré tout, tant la Ville que le club réitèrent le souhait de trouver un terrain d'entente.E. Brl

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