Un onze à l'accent anglo-italien
Football Notre consultant Alex Teklak dresse son meilleur onze de l'Euro 2020.

- Publié le 12-07-2021 à 17h33
- Mis à jour le 12-07-2021 à 17h31
Pour former son équipe-type de l'Euro, notre consultant Alex Teklak a choisi d'utiliser un 4-4-2 classique. Un système que n'a pourtant pas utilisé Kasper Hjulmand durant cet Euro avec le Danemark mais qui ne l'a pas empêché d'être choisi pour diriger ce très joli onze.
Le sélectionneur
Hjulmand (Danemark).
"J'aurais pu mettre Mancini pour l'ensemble de son œuvre mais j'ai aussi bien aimé le sélectionneur danois, débute Alex Teklak. Il a fait preuve d'une grande capacité d'adaptation. Et puis, il a montré beaucoup de calme, de pudeur et de décence dans la gestion de l'accident d'Eriksen. Rien que pour ses qualités humaines, il mérite d'être là."
Le gardien
Donnarumma (Italie)
Celui qui a été élu meilleur joueur de l'Euro par l'UEFA (4 buts encaissés en 767 minutes) a logiquement été choisi par Alex Teklak. "Pour moi, ce ne sont pas les Anglais qui ont perdu mais Donnarumma qui a gagné. Durant la séance de tirs au but de la finale, il a parfaitement déstabilisé les tireurs anglais en jouant au bluff. Il se livrait à chaque fois au tout dernier moment et cela a d'ailleurs perturbé Rashford. Durant le reste du tournoi, il a aussi été déterminant à plusieurs reprises, notamment face à la Belgique."
Les défenseurs
Walker (Angleterre)
L'arrière droit de Manchester City est sélectionné pour ses grandes capacités physiques. "Il a fait un tournoi exceptionnel. Très solide, très sobre et très fiable, il a été impérial dans les duels. C'est un joueur qui m'a vraiment marqué durant ce tournoi."
Stones (Angleterre)
Plutôt que de choisir l'Italien Bonucci, Alex Teklak a préféré son homologue anglais John Stones. "Comme Kyle Walker, il a réalisé un tournoi remarquable. Il a vraiment été très solide tant dans les airs qu'au sol, très à l'aise balle au pied et excellent dans les relances."
Chiellini (Italie)
"Je le mets à côté de Stones pour tout ce qu'il a fait durant cet Euro, explique notre consultant. En plus d'être impérial, c'est un garçon très intelligent parce qu'il joue avec ses qualités tout en masquant ses défauts, mais aussi très malin avec les arbitres. Il parvient à s'en sortir avec une carte jaune quand il mérite presque la rouge. Il a aussi amené beaucoup de sérénité en tant que guide avec sa personnalité."
Shaw (Angleterre)
Buteur en finale, Luke Shaw a également délivré trois assists durant le tournoi. "Il a énormément progressé en placement pour compenser un peu sa perte de vitesse suite à sa grave blessure de 2015. Il gère aussi mieux ses montées. Il a été très complémentaire avec Sterling sur le flanc gauche anglais."
Les milieux
Busquets (Espagne)
Le capitaine du Barça est le seul Espagnol de l'équipe-type. "Absent lors des deux premiers matchs, il a vraiment changé le visage de l'Espagne. Il a été un régulateur de cette équipe grâce à son jeu de position exceptionnel, la qualité de son jeu sous pression et sa personnalité. Pedri et Koke ont été meilleurs grâce à lui."
Jorginho (Italie)
Déjà vainqueur de la Ligue des champions avec Chelsea, le milieu italien vit un rêve éveillé. "Il fait une saison incroyable, estime Teklak. C'est un joueur-clef de l'Italie qui est parvenu à varier son jeu quand il le fallait. Le grand public pourrait s'arrêter à son Euro mais il faut savoir qu'il a aussi livré une Ligue des champions phénoménale. Il risque d'amasser quelques points au Ballon d'or."
Les ailiers
Chiesa (Italie)
Pour l'aile droite, le choix s'est porté sur le joueur de la Juventus. "Il a été exceptionnel. En finale, c'est lui qui sonne la révolte de l'Italie. Avec son style d'ailier à l'ancienne, il apporte beaucoup de profondeur et de spontanéité dans ses centres. Ses aptitudes de course son remarquables. Et puis il a marqué deux buts décisifs contre l'Autriche et l'Espagne."
Sterling (Angleterre)
Auteur des trois premiers buts anglais du tournoi, l'ailier de Manchester City a sauvé plusieurs fois son équipe. "Après une saison en club plus compliquée, il a saisi sa chance, observe notre consultant. Il a été impressionnant de percussion et de vitesse. Je le choisis aussi parce que, en tant que dribbleur, il serait complémentaire avec Chiesa, un centreur."
Les attaquants
Kane (Angleterre)
Avec quatre buts, le capitaine anglais a porté son équipe en deuxième partie de tournoi. "Il réalise aussi une finale très correcte même si sa deuxième mi-temps a été plus compliquée. Sa capacité à construire le jeu en décrochant beaucoup lui permettrait de bien évoluer avec un autre attaquant à ses côtés."
Lukaku (Belgique)
"Je le choisis pour le cocorico belge mais aussi parce que les autres buteurs n'ont pas mieux fait que lui, admet Alek Teklak. Même si la Belgique s'est arrêtée en quart, il a quand même eu quelques coups d'éclat. Son tournoi n'a pas été parfait mais il n'a pas non plus été raté. Je suis aussi persuadé qu'il formerait une belle paire avec Kane."
Simon Hamoir
