En Angleterre, le dimanche n'est plus férié dans les stades

Ce dimanche, the place to be, c'est Londres ! La finale messieurs de Wimbledon, d'abord, celle de l'Euro à Wembley, ensuite : il faudra sortir chapeau melon et bottes de cuir pour être à la hauteur de la situation devant sa télévision ! Il fut pourtant une époque où, de l'autre côté de la Manche, aucune grande compétition sportive ne se disputait le jour du Seigneur. C'était une tradition ancrée dans le marbre, comme la conduite à gauche ou le porridge au petit-déjeuner. Qu'il s'agisse du championnat de foot, du Tournoi des V Nations de rugby ou d'un match de cricket : tout était programmé le samedi. Le Sunday était consacré à la messe, au Roast beef and Yorkshire pudding, à la famille, à la sieste et à la lecture de journaux épais comme la Bible. On sait qu'il n'est pas facile de faire changer d'avis les Britanniques, surtout lorsqu'il s'agit de coutumes historiques. Mais, sous la pression du public et, surtout, des droits de télévision, des matchs de foot ont commencé à se disputer le dimanche dès 1974. Et, en 1982, Jimmy Connors s'adjugeait également Wimbledon on Sunday. Une révolution. Aujourd'hui, n'en déplaise aux puristes de la Fière Albion, le dimanche est overbooké dans l'agenda des sportifs anglais. Il reste, toutefois, quelques habitudes qui ne changent pas. Ainsi, le Old Course de St. Andrews, légendaire parcours de golf écossais, est toujours fermé pour permettre aux habitants de la ville de se balader et de promener leur chien sur les greens !

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