La Wallonie va recycler des avions à Charleroi

Un appel à projets vient d'être lancé pour créer une activité à côté de BSCA.

Ryanair
©Jean Luc Flemal

Dans le cadre du plan de relance européen, la Wallonie va octroyer un montant de 39 millions d'euros pour créer une activité de recyclage d'avions sur son territoire. C'est un terrain situé à côté de l'aéroport de Charleroi (BSCA) - des discussions ont eu lieu aussi avec l'aéroport de Liège, mais c'est Charleroi qui a été choisi - qui devrait être aménagé dans les années qui viennent pour cette activité qui devrait générer "300 emplois directs et 600 à 800 emplois indirects", selon le ministre wallon des Aéroports, Jean-Luc Crucke (MR).

S'il existe déjà deux sites en France dont l'activité principale est le démantèlement d'avions et si par le passé un projet similaire à Ostende a échoué, la Wallonie est confiante dans ses chances de réussite. "Le projet à Ostende était un projet passif. Nous sommes bien au courant que ce projet a existé et nous nous sommes aussi renseignés sur ce qui se fait en France. Mais nous proposerons une activité différente, puisque, en plus du démantèlement, nous allons créer une activité d'économie circulaire et donc nous chercherons à valoriser les déchets issus du démantèlement. Nous ne copions pas ce qui se fait en France, nous l'améliorons. Il y a une demande en la matière", explique encore Jean-Luc Crucke.

Un hangar de 5 000 m2

Un terrain qui appartient à la Sonaca devrait donc être acheté par la Sowaer (Société wallonne des aéroports). Il jouxte l'aéroport de Charleroi et une rampe d'accès devrait y être construite pour relier les deux sites.

Un appel à projets a été lancé afin de mettre en place un processus de recherche et développement (10 millions d'euros) pour identifier les meilleures façons de valoriser les déchets. Un autre appel à projets a lui aussi été lancé pour opérationnaliser la filière et créer les infrastructures. Un hangar quasi zéro énergie de 5 000 m2 devra être construit.

La Wallonie mettra sur pied également toute une filière de formation afin de fournir de la main-d'œuvre à cette nouvelle filière.

Au niveau du timing, le plan de relance européen - dont est issu le financement de ce projet - impose d'aller vite. Le projet devra donc être opérationnel au plus tard en 2025-2026.

S. Ta.

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