3 Questions à

Olivier Moerens

Coproducteur du festival Bruxellons !

1 Pourquoi cette 23e édition représente-t-elle un gros risque pour vous ?

En 2020, nous avons organisé un faux festival en partenariat avec le Théâtre Le Public et les spectacles ne comptaient qu'un ou deux comédiens sur scène. Cet été, "Blood Brothers" concerne 35 à 40 artistes, musiciens compris. Donc, si on nous divise la jauge par deux, de 650 à 300 places, financièrement, c'est une vraie problématique : actuellement, si on joue tous les soirs devant une jauge pleine mais réduite selon les conditions sanitaires, on perd entre 170 000 et 190 000 euros. On a rempli tous les papiers de toutes les aides possibles et imaginables, mais nous ne savons pas encore si nous pourrons les avoir. C'est donc un vrai saut dans le vide.

2 Outre "Blood Brothers", une douzaine de spectacles sont programmés en plein air. Cela implique-t-il des changements de mise en scène, scénographie…?

L'année dernière, nous avons été forcés de jouer en plein air. Par exemple, nous avons présenté le seul-en-scène "Une vie sur mesure", qui avait été joué auparavant dans la petite salle du Théâtre Le Public. Dans une programmation normale du festival Bruxellons !, on l'aurait joué dans la grange. Mais, joué sous les étoiles, il a pris une dimension inimaginable. Toute la programmation de juillet et août se joue en extérieur, mais, à partir des 6-7 septembre, des spectacles vont rebasculer en intérieur pour des raisons de climat.

3 Concernant l'été prochain, c'est la comédie musicale "Elisabeth", ou la vie de Sissi l'Impératrice, qui est annoncée. Un fameux défi aussi ?

Oui. Les droits pour "Elisabeth" nous ont été refusés pendant des années. Mais, finalement, le détenteur des droits, l'Opéra de Vienne, a envoyé quelqu'un pour assister à "My Fair Lady" et, après, ils ont accepté de nous accorder les droits pour "Elisabeth". En matière de comédies musicales, Bruxellons ! devient donc vraiment un gage de qualité. St. Bo.

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