ING table sur une "très forte croissance" jusqu'en 2022

Les pressions inflationnistes ne devraient pas s'installer de manière structurelle, estime également ING.

Belga

Alors que la campagne de vaccination bat son plein partout dans le monde, les pays devraient connaître une très forte croissance de leur économie, "qui ne s'essoufflerait que dans le courant de 2022", indiquent les économistes d'ING Belgique jeudi à l'occasion de leurs prévisions pour le second semestre 2021. Le bancassureur prédit une croissance de 7 % aux États-Unis en 2021, de 8 % en Chine et de 4,5 % dans la zone euro et en Belgique.

Cette croissance sera encouragée par la réouverture de l'économie, qui incitera les consommateurs à dépenser une partie de leur épargne accumulée pendant la crise, tandis que les entreprises voudront reconstituer leurs stocks.

Le scénario de multiples faillites d'entreprises ne devrait en outre pas se concrétiser. "Le tsunami redouté de faillites et de pertes d'emplois a peu de chances de se produire", selon Peter Vanden Houte, économiste en chef d'ING. "En effet, les gouvernements ont compensé une grande partie de la perte de revenus des entreprises et des consommateurs, tandis que les systèmes de chômage temporaire ont permis une importante 'rétention d'emplois' par les entreprises. Cela implique que la reprise ne serait pas ralentie par une forte hausse du chômage", ajoute-t-il.

Les experts du bancassureur sont par contre plus perplexes concernant l'inflation. "La question clé reste de savoir si cette poussée de l'inflation restera temporaire ou si au contraire elle deviendra persistante. D'un côté, les prix des matières premières devraient s'essouffler en 2022 en raison d'un resserrement des conditions de crédit en Chine. Mais, de l'autre, une forte reprise du marché du travail américain devrait exercer une pression à la hausse sur les salaires." Pour Peter Vanden Houte, "les pressions inflationnistes sont claires, mais nous n'avons pas l'impression qu'elles s'installent de manière structurelle. Elles devraient persister un peu plus longtemps aux États-Unis", précise l'économiste en chef. (Belga)

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