Vers la fin de l'élevage en cage ?
UE Les eurodéputés demandent une suppression progressive.
- Publié le 13-06-2021 à 18h43
- Mis à jour le 13-06-2021 à 18h41
Le Parlement européen a demandé jeudi la suppression progressive de l'élevage en cage des animaux d'ici à 2027 dans l'Union européenne, comme souhaité par plus d'un million de citoyens européens. "Il est nécessaire de parvenir à des aménagements, voire à une interdiction, de l'élevage en cage", a déclaré l'eurodéputé chrétien-démocrate allemand Norbert Lins, rapporteur du texte soumis au vote.
Les eurodéputés ont voté à 558 voix (37 voix contre, 85 abstentions) un texte demandant à la Commission européenne, qui a l'initiative des législations dans l'UE, de faire des propositions pour mettre en œuvre cette suppression progressive de l'élevage en cage. Dans le texte a également été ajoutée, via un amendement, une demande de propositions de la Commission pour interdire le gavage des canards et des oies pour la production de foie gras.
Ce vote marque le début d'un éventuel processus législatif de plusieurs semaines ou mois qui donnera lieu à des négociations entre les différentes institutions européennes et les États membres.
1,4 million de signatures
Une initiative citoyenne européenne demandant la fin de l'élevage en cage avait recueilli près de 1,4 million de signatures dans toute l'UE au moment de son enregistrement en septembre 2018. Dès que la barre du million de signatures est atteinte, la Commission doit décider d'une action à entreprendre.
Présente dans l'hémicycle, la commissaire européenne à la Santé, Stella Kyriakides, a assuré que l'exécutif européen "s'engage en faveur du bien-être des animaux".
La Commission, a-t-elle assuré, "se penche" sur les demandes à la fois de fin de l'élevage en cage, mais aussi de soutien aux éleveurs devant modifier leurs élevages et de respect de normes semblables pour les produits importés. Affirmant que cette transition vers une approche plus durable devait se faire "dans les plus brefs délais", elle ne s'est toutefois pas avancée sur la nécessité d'une législation supplémentaire dans l'UE. (AFP)
