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Belle sélection francophone à Cannes Majoritaires. Le Bilan du cinéma en cette année noire du Covid n'est pas si terne qu'on le redoutait pour les professionnels du secteur. Le Centre du Cinéma pouvait d'autant plus se réjouir en présentant à la presse la très belle sélection francophone à Cannes. "On a un film dans chaque section. Ce n'était plus arrivé depuis 13 ans", nous confiait, radieuse, sa directrice Jeanne Brunfaut. Du côté de la sélection officielle, on retrouve évidemment Joachim Lafosse, en course pour la Palme d'or avec son neuvième film Les Intranquilles. Tandis que Laura Wandel fera sa grande entrée à Un Certain Regard avec son premier long, Un monde. Dans les sections parallèles, on retrouve également Rien à foutre d'Emmanuel Marre et Julie Lecoustre à la Semaine de la critique et Mon légionnaire, le second long-métrage de la cinéaste française basée depuis longtemps à Bruxelles Rachel Lang, en clôture de la Quinzaine des réalisateurs. Sans oublier, du côté de la plus confidentielle section de l'Acid, Aya de Simon Coulibaly Gillard. Tourné en Côte d'Ivoire, le film a bénéficié de l'aide du Centre du Cinéma aux productions légères.

Minoritaires. Le Centre du Cinéma a également tenu à mettre en valeur les longs-métrages minoritaires que l'on pourra découvrir à Cannes, dont deux en Compétition : Titane de la Française Julia Ducournau, sa deuxième collaboration avec les Liégeois de chez Frakas après son premier film Grave (entièrement tourné à Liège) et Lingui, les liens sacrés, de Mahamat-Saleh Haroun, la troisième collaboration du cinéaste tchadien avec Diana Elbaum après Daratt (2006) et L'homme qui crie (2010). Il n'a en revanche pas été question du film d'ouverture Annette de Leos Carax qui, bien que largement tourné à Bruxelles, n'a pas reçu le soutien du Centre du Cinéma et n'a donc pas droit à la nationalité belge. Enfin, il faut encore citer deux films tournés en Amérique du Sud : au Mexique pour La Civil (coproduit avec le VAF en Flandre) de la Belgo-Roumaine Teodora Mihai à Un Certain Regard et au Costa-Rica pour Clara Sola de Nathalie Alvarez Mesen, coproduit par les Ucclois de Need Productions, dont on se souvient du beau parcours cannois avec Nuestras Madres de César Diaz, qui avait décroché la Caméra d'or en 2019. H.H.

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