Muriel Targnion, incontournable ?
Politique La solution du "statu quo amélioré" poursuit son bonhomme de chemin.
- Publié le 07-06-2021 à 21h34
- Mis à jour le 07-06-2021 à 21h32

Voici presque un an que la crise politique démarrait en Cité lainière, avec les conséquences que l'on connaît aujourd'hui. Une crise sans précédent qui a bousculé l'ensemble des groupes politiques verviétois, avec des démissions, exclusions…
Un an plus tard, Muriel Targnion, exclue du PS, est toujours bourgmestre. Après plusieurs tentatives échouées de la déboulonner de son siège mayoral, avec les différentes solutions "Istasse", "Aydin", puis "Ben Achour", c'est le statu quo.
Fin avril déjà, face à un PS divisé, on annonçait dans nos colonnes la piste d'un "statu quo amélioré", autrement dit une majorité avec toujours Muriel Targnion comme bourgmestre, qui se positionne comme pion incontournable du jeu, avec la montée de la cheffe de groupe CDH Cécile Ozer au sein du collège, qui viendrait ainsi combler la chaise vide laissée depuis le départ de Sylvia Belly de la politique. On se retrouverait alors avec une majorité PS et cartel (MR-CDH-NV).
Un scénario qui tend à se préciser au fil des semaines qui s'écoulent. Les autres scénarios ayant déjà fait leur œuvre et leur avortement. Outre la bourgmestre, on parle d'une répartition 4 PS et 4 cartel. Si pour le cartel on sait que les échevins Maxime Degey, Freddy Breuwer et Jean-François Chefneux resteraient en place, avec la montée de Cécile Ozer, côté PS cela reste plus flou. Si le dialogue interne au PS a repris, les signatures resteront difficiles à trouver.
Loffet ou pas ?
Un autre scénario est sur la table si ce dernier n'aboutit pas, celui de permettre à Alexandre Loffet de conserver son échevinat des Finances, au détriment du PS qui perdrait un siège à moins que ce dernier - suspendu - ne réintègre le Parti socialiste, et là les avis divergent.
Si tout le monde s'accorde sur le fait qu'il faut trouver un compromis qui permette une stabilité politique à Verviers, il reste à savoir si un accord pourra intervenir avant l'été. L'heure est aux discussions mais rien de concret sur la table.
Aude Quinet
